Lorsqu'on reprend les acquisitions effectuées par Apple ces dernières années, on peut citer l'achat de Siri dont on sait tous ce qu'est devenu le produit, l'assistant personnel étant désormais au cœur de l'iPhone 4S depuis cet automne. Autre achat plus ancien mais d'importance, celui du fabricant de puces qui permet désormais à Apple de créer ses propres processeurs, la série des A4 (iPhone 4), A5 (iPhone 4S et iPad 2) et A6 à venir. Là encore, l'intégration du savoir faire du fondeur et la maitrise du logiciel par Apple offre une efficacité puissance / autonomie difficile à atteindre autrement qu'en intégrant les équipes.

Toujours dans la domaine des rachats, on n'a pas encore vu le résultat du rachat de plusieurs sociétés spécialisées dans la cartographie, comme on avait pu en parler ici ni le résultat du rachat de la société LiquidMetal évoqué ici, mais nul doute que l'on verra dans quelques mois ou années l'idée qu'avait Apple lors de ces rachats.

Alors si Apple mobilise la somme avancée de 500 millions de dollars pour racheter une société spécialisée dans les mémoires Flash, on peut être certain de l'intérêt stratégique.

En effet, la mémoire flash est au cœur des produits mobiles d'Apple, que ce soit dans la gamme d'iPod, l'iPhone, l'iPad ou les Macbook les plus récents (dont le Macbook Air), tous font un usage intensif de ces mémoires bien plus efficaces à l'utilisation (vitesse, consommation) que les disques dur.

La société Anobit a pour devise sur son site : "making flash better" et dispose de technologies déjà utilisées par Apple. On peut imaginer qu'une intégration des équipes Israélienne à Apple et le travail au plus près avec les ingénieurs d'Apple pourra donner des résultats intéressants et l'on évoque une amélioration de la fiabilité tout en augmentant la capacité des mémoires. A moins que ce ne soit un moyen de sécuriser une technologie face à une concurrence toujours plus vive sur la marché de la mobilité. La société dispose selon sa page Internet de 21 brevets reconnus et d'une cinquantaine en cours d'examen.

L'avenir nous dira ce qu'Apple va pouvoir faire de cette nouvelle acquisition, très exactement 15 ans après le rachat de Next qui avait vu revenir Steve Jobs chez Apple.

A suivre !
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