Pour commencer, quelques détails techniques

Touch ID est composé d’une toute petite puce de silicium de 8 mm de côté et de 170 microns d’épaisseur. C’est en réalité un capteur utilisé pour prendre l’empreinte digitale en photo lorsque le doigt est posé sur le bouton home. L’image ainsi générée est d’une résolution très fine, de l’ordre de 500 points par pouce.

Capable de lire l’anatomie et de repérer les particularités de chaque empreinte, le capteur peut ainsi reconnaitre les creux et "bosses" constituant uen empreinte dans n’importe quelle position.%%

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Lorsque le doigt est posé sur le capteur, ce dernier s’intéresse à la couche sous-épidermique de la peau pour mesurer les différences de conductivité entre les crêtes et les creux. C’est ainsi beaucoup plus précis que de traiter uniquement une image de la couche superficielle qui peut évoluer davantage au fil du temps.

Fait de silicium brut, le capteur est particulièrement fragile et sensible à la lumière ou à la poussière... Pour remédier à cela, Apple a choisi de le protéger avec un matériau à la fois transparent et très résistant : le verre saphir. S’il est difficile à rayer, ce qui pourrait poser un souci à l’authentification, il est également transparent et fait alors office de lentille pour prendre le cliché du doigt.

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Enfin, dernier élément de la reconnaissance, l’anneau métallique agit comme une sorte d’interrupteur. Dès lors qu’il détecte le doigt, il déclenche le processus et l’éteint aussitôt l’authentification terminée. De cette manière, rien à craindre pour l’autonomie.

Une fois Touch ID paramétré, tout est stocké au sein du processeur A7, dans ce qu’Apple appelle l’enclave sécurisée, sous la forme d’une représentation mathématique chiffrée. Des données auxquelles sont comparées les données capturées après la détection doigt. Si cela correspond, le déverrouillage est effectué.

On note que seule la représentation mathématique de l'empreinte est stockée, pas l'empreinte elle-même.

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Pourquoi ça ne fonctionne pas toujours ?

Si la théorie semble parfaitement rodée comme nous venons de le voir, parfois, en pratique, le Touch ID peut s’avérer capricieux. En interrogeant des experts du secteur de la reconnaissance digitale, Wired a réussi à mettre le doigt sur plusieurs points.

Tout d’abord, et cela semble évident, pour que le taux de réussite soit le plus élevé possible, tout doit forcément commencer par une image de très haute qualité. D’autre part, plus le capteur est grand et plus la reconnaissance est précise et facilite la tâche aux algorithmes de reconnaissance. Cependant, un grand capteur coute cher et est beaucoup plus difficile à intégrer dans un appareil comme l’iPhone.

Avant de se lancer dans l’utilisation d’un si petit capteur, Apple a donc probablement dû étudier d’autres solutions. C’est le paramétrage par roulement qui a visiblement donné le meilleur compromis.

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En demandant à l’utilisateur de faire rouler le doigt pour capturer le plus d’informations possible, Apple a pourtant créé un autre problème. Si les données sont nombreuses concernant le doigt, les algorithmes se doivent d’être très fins puisqu’à chaque fois, seule une petite partie de l'empreinte est lue. Faisons l'analogie avec la reconnaissance d'un visage : si l’on ne voit qu’un œil, il est beaucoup plus difficile d’identifier quelqu'un qu’avec le visage complet.

Pour expliquer les erreurs du Touch ID, les mêmes experts avancent plusieurs possibilités tout en affirmant être impressionnés par ce qu’Apple a réussi à intégrer.

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Ainsi pour que l’identification puisse se faire, il faut impérativement que le doigt touche à la fois l’anneau et le verre. Comme nous l’avons vu plus haut le capteur étudie des différences électriques, de ce fait des mains trop sèches peuvent poser problème. À l’inverse, des doigts moites ou sales peuvent également voir les creux remplis et ainsi fausser l’identification.

Autre motif d’échec, le bouton home en lui même. Si le verre saphir est résistant, il n’est pas épargné par la salissure et un petit morceau de je ne sais quoi, une tache de gras ... peuvent également venir fausser le résultat. Il faut le conserver toujours propre.

Ceux qui connaissent des difficultés avec le Touch ID n’auront donc que peu de choix. La principale option après avoir vérifié que rien ne puisse gêner l’authentification est donc de tenter de calibrer au mieux ce Touch ID. Rappelons enfin que l’algorithme développé par Apple est voué à améliorer l’identification au fil du temps. La patience peut donc également être salvatrice !

Et dernière étape si jamais cela ne fonctionne pas ... Le SAV !


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