Malgré une hausse de nombre de clients mobiles, SFR a vu son chiffre d’affaires baisser de 9,6 %, mettant ainsi en difficulté le deuxième opérateur français appartenant à Vivendi. Après de nombreux rapprochements et partenariats avec SFR, c'est donc presque 'logiquement' que Bouygues propose de racheter son concurrent et néanmoins partenaire.

Bouygues met en avant une fusion entre sa filiale Bouygues Telecom et SFR qui, en mettant dans un pot commun les investissements nécessaires au déploiement de la fibre et de la 4G, deviendrait le premier opérateur de France (et le 7ème d'Europe) avec une situation financière plus stable.

Bouygues Telecom met 10,5 milliards sur la table et propose à Vivendi de prendre 46 % des actions de la nouvelle entité tout en s'en réservant 49 % avec la possibilité de vendre ensuite jusqu'à 15 % de leur participation une fois le groupe constitué en bourse.

Avec deux réseaux complémentaires couvrant l'ensemble de la France, le nouvel opérateur disposerait d'une base clients mais aussi d'un vaste réseau commercial permettant de pérenniser l'avenir. Bouygues annonce d'ailleurs vouloir investir 400 millions d'euros par an pour déployer la fibre avec pour objectif de voir 12 millions de foyers raccordés d'ici 2017.

Reste que chaque opérateur dispose déjà d'un réseau 'commercial' bien étoffé et l'on peut se demander si la présence partout en France de boutiques SFR Et Bouygues ne risque pas d'avoir des impacts négatifs sur l'emploi. Là aussi, Bouygues se veut optimiste en annonçant "qu'une telle fusion pourrait même revitaliser l'emploi dans le secteur avec l'avantage de passer de 4 à 3."

En tout état de cause, c'est l'Autorité de la concurrence qui devra statuer sur cette proposition de fusion qui, comme elle l'avait déjà annoncé en 2013, nécessiterait des concessions.


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