L’analyse s’est portée sur des millions de malwares, étudiés pendant les trois premiers trimestres de l’année 2017. Le rapport en ressort une répartition des plates-formes les plus touchées, soit là où ces logiciels ont pu avoir un effet. Eh bien à ce jour, Android est en tête avec 68 % des attaques, contre seulement 3,5 % pour iOS. Windows est également présent dans le diagramme, avec une sensibilité aux malwares élevée tout de même à 28 %.

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Le système d’exploitation pour PC reste présent dans la comparaison, car, comme l’indique l’étude, de nombreux utilisateurs communiquent sur les réseaux mobiles, Wi-Fi, Bluetooth, ou même 3 et 4G via un modem USB, à partir d’une machine sous Windows. Hors, une grande partie des malwares se propagent d’appareil à appareil tandis que les cybercriminels sont encore historiquement particulièrement implantés côté Windows et PC.

Mais c’est en train de changer, et ce depuis plusieurs années déjà. Il y a de plus en plus de malwares actifs sur mobile, Nokia a d’ailleurs mesuré 16 millions de malwares cette année sur Android, quand en 2016, le compte était à 10 millions. Cette augmentation du nombre de logiciels malveillants est particulièrement forte depuis 2015.

  • Évolution de la répartition de la présence des malwares entre Windows et mobile depuis 2013 :

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  • Évolution du nombre de malwares comptabilisés sur Android depuis 2013 :

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Dans le détail, ce qui fait qu’Android récupère le plus de malwares est l’ouverture à certaines apps tierces, dont les des "App Store" spécifiques différents du Google Play Store. Par exemple, en Chine, 96 % des apps sont des magasins d’apps tiers, sur lesquels il est possible de récupérer de nouvelles apps et donc de potentiellement télécharger des malwares.

Côté iOS en revanche, le système est plus fermé. Certes, il en résulte une moins grande liberté, mais de fait, le système est beaucoup moins perméable à l’installation et la prolifération de ces logiciels malveillants. Ceux-ci, on le rappelle, peuvent récupérer des données à l’insu de l’utilisateur, ou même bloquer un appareil dans l’attente d’une rançon.

Ces derniers malwares spécifiques, appelés "ransomware", ont d’ailleurs fait la une cette année avec l'un d'eux touchant Safari sur iOS, et sont de plus en plus fréquents, comme le souligne le rapport de Nokia.

Toujours est-il qu’iOS prouve ici un aspect sécuritaire rassurant pour son iPhone ou son iPad.

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