puissance-accrue-appareils-aujourd-hui-mais-latence-plus-faible-3.jpgCe qui différencie principalement Apple de ses concurrents est le fait que pour ses machines, le géant de Cupertino propose des systèmes d’exploitation exclusifs, aussi bien sur bureau que sur mobile. Certains critiquent la fermeté d’un tel fonctionnement, laissant peu de place à la personnalisation des machines et limitant le choix des produits pour profiter des logiciels. De l’autre côté, il y a bien évidemment des avantages, et l’ingénieur Dan Luu a récemment mis en exergue l’un d’eux.

Il s’est intéressé à un paramètre rarement discuté : la latence, ou temps entre un appui sur une touche du clavier et l’affichage du caractère tapé à l’écran.

Il a ainsi comparé de nombreux modèles d’ordinateurs et de mobile, plusieurs éléments intéressants en ressortent. Tout d’abord, contrairement à ce que l’on pourrait croire, depuis 40 ans, cette latence n’a pas progressé dans le bon sens, malgré des puces toujours plus performantes ! Autre enseignement, les appareils Apple affichent de très belles performances dans le domaine !

En effet, alors que l’Apple 2 de 1983, équipé d’un processeur cadencé à 1 MHz offre une latence de 30 ms, un MacBook Pro de 2014 avec processeur cadencé à 2,6 GHz atteint 100 ms de latence.

Selon le testeur, une telle différence s’explique par le fait qu’il y a 30 ou 40 ans, et particulièrement chez Apple, le système d’exploitation était conçu de manière à fonctionner sur des composants spécifiques permettant une optimisation de la relation logiciel/matériel. Sur les ordinateurs actuels, les O.S. peuvent effectuer beaucoup plus de tâches, des plus simples aux plus complexes, mais se doivent de fonctionner sur une palette beaucoup plus large de composants, même dans le cas de machines signées Apple.

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L’exercice est d’autant plus frappant sur les appareils mobiles, où Apple devance la concurrence pour nombreux de ses modèles d’iPhone et d’iPad depuis l’iPhone 3GS de 2009. C’est d’ailleurs pour ses smartphones et tablettes que la firme de Cupertino conçoit une puce processeur maison, appelé Ax.

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L’iPad Pro offre la latence la plus faible du panel d’appareils mesurés, avec 30 ms secondes seulement avec un Pencil et 70 ms sans Pencil. Le premier smartphone non Apple est le BlackBerry q10, atteignent 100 ms de latence pour se placer à la 11e place du classement. Le Galaxy s7 de 2016 en est lui à 120 ms de latence, un peu plus bas dans la liste.

Cela montre combien la maitrise des composants est d’autant plus importante pour offrir la meilleure optimisation possible côté logiciel. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’Apple aurait également pour but de développer encore plus de composants en interne, comme une nouvelle puce graphique pour iPhone et iPad, comme vu ici, ou encore un composant dédié à la gestion de la batterie, comme vu là.

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