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Un tank ? Mais on croyait que c’était un robot. En fait, le Romo, c’est avant tout un socle monté sur des chenilles et disposant d’une prise (à choisir lors de l’achat pour iPhone 5/5s au format lightning ou au format des anciennes machines) pour accueillir son cerveau, sa bouche et ses yeux ... à savoir : l’iPhone du propriétaire !

La base apparait dès qu’on la prend en main comme étant de très belle fabrication : plastique de qualité, épais et un ensemble compact et robuste. Les chenilles sont également d’une très belle épaisseur et semblent taillées pour parcourir toute la maison.

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Premier constat : aucun compromis sur la qualité ne semble avoir été pris par le fabricant.

L’appareil embarque une batterie, cela lui donne un poids conséquent qui ajoute à l'impression de robustesse.

Elle et se recharge avec un câble doté d’une prise USB. Celui-ci présente une particularité, la prise est coudée, cela permet de brancher le câble dessous tout en laissant le robot bien à plat, ce n’était pas nécessaire mais ce souci du détail est appréciable.

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On relève ensuite qu’il n’y a pas de bouton de mise en route : c’est en fait dès lorsque l’iPhone est branché que le robot s’anime, sinon, il est éteint : simple et naturel.

L’insertion de l’iPhone s’effectue sans problème, il est alors très bien maintenu par deux pattes protégées par un revêtement caoutchouc : aucun risque de rayure ni de chute intempestive. Par contre, il faut retirer les coques de protection pour pouvoir insérer la machine.

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Lorsque l’iPhone est connecté pour la première fois, il indique qu’il n’a pas trouvé d’applications mais propose de se rendre sur l’App Store pour installer les applis compatibles avec le Romo.

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Il y en a deux :

  • Romo : celle-ci permet de donner vie au Romo, elle doit être installée sur l’iPhone servant de tête au robot
  • Romo control : celle-là n’est pas indispensable mais va servir pour la téléprésence et le pilotage à distance, elle s’installe sur un iPhone ou une tablette utilisés pour prendre la main à distance sur le Romo. Si il n'y a pas de deuxième machine à la maison, pas de panique, le robot peut se piloter depuis une simple interface web sur un ordinateur, même à des kms de distance.

Jeu et programmation

L’iPhone connecté puis l’application lancée (une alerte à la connexion propose de la lancer) c’est immédiatement un écran coloré et interactif qui s’affiche. Réaction unanime des plus jeunes (et pas seulement) : il est "mignon, rigolo, trop chou" et j’en passe. Les yeux affichés à l'écran réagissent au toucher et le robot affiche d’emblée une certain forme de vie.

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Mais l’application ne s’arrête pas là et propose de jouer et de progresser dans le pilotage de Romo.

Pour cela, ce sont différentes zones de l’application, les «planètes » qui sont disponibles. La première à utiliser permet de se familiariser avec ses commandes et les instructions pour le diriger, faire avancer, tourner, sourire, faire la tête et j’en passe. Dans une démarche de « gamification », c’est par niveau que l’enfant va progresser au fur et à mesure qu’il découvre les instructions.

Au menu, aucun code rébarbatif à écrire : tout est visuel et en Français ! Les instructions sont des briques à assembler avec des paramètres limités. On trouve par exemple : avancer de x cms, tourner de x degrés, afficher tel texte, afficher un visage en particulier parmi les nombreuses émotions disponibles. Les épreuves s’enchainent et si la manip demandée est réussie, le résultat est validé par une à trois étoiles en fonction de la réussite (comme dans Angry Birds). Il est alors possible de passer à la découverte suivante.

Au fur et à mesure de la progression, l’enfant débloque des planètes associées à des capacités du robot comme : découvrir quelle est sa couleur préférée en lui présentant différents objets. Le notre, c’est le Jaune.

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Et oui, parce que le robot voit, grâce à la caméra frontale de l’iPhone il est capable de détecter des couleurs dans son environnement.

Le mode de progression utilisé est bien réalisé, c’est propre, très bien expliqué (même si de l’aide d’un adulte est parfois nécessaire pour débloquer une ou deux étapes) et devrait permettre de captiver les enfants en les guidant face à un appareil riche en capacités.

En terme de performances, le déplacement du robot est relativement rapide sans atteindre des vitesses de jouet radio commandé. Il est capable de tourner sur lui-même grâce à ses chenilles qui comme sur un tank avancent d’avant en arrière ou encore de franchir de petits obstacles. Il semble plutôt adapté à l'utilisation en intérieur.

Le voici en vidéo :

Et pour profiter de ses possibilités de déplacement, au delà de l'aspect programmation, il y a deux modes de pilotage disponibles :

Le premier consiste à le diriger depuis un iPhone ou un iPad grâce à l’application « Remote ». Attention, cela veut dire qu’il faut un iPhone sur le robot, et un autre ou un iPad pour le pilotage, ça devient déjà plus costaud comme équipement. Mais on va le voir après, on peut s’en passer.

Dès le lancement de l’application, pour peu que les deux soient sur le même réseau Wifi, le nom du robot (il a été nommé dans les étapes précédentes) apparait et en cliquant dessus, la communication s’établit. Le Romo devient un drone à roulettes : l’écran de pilotage affiche ce qu’il voit. Des flèches directionnelles à l’écran (ou un joystick selon le mode choisi) permettent alors de le diriger : avant, arrière, coté gauche ou droit, tout devient possible. Mieux, pour bien appréhender l’environnement, l’interface permet de piloter finement l’inclinaison de l’iPhone qui pivote sur la plate-forme robotique : affichant le terrain au pied du robot ou plus haut au dessus.

Ce mode permet de se promener dans la maison (attention aux escaliers par contre) tout en observant ce qui s’y passe. Par contre, pas de retour audio, il est seulement possible d’afficher à distance différentes humeurs sur la tête du robot (mouvement des yeux, bouche et couleurs qui changent)

C’est bien, mais on veut faire mieux ! On veut voir et être vu, et c’est possible grâce au pilotage en mode « téléprésence »

La téléprésence

Voilà donc la dernière possibilité offerte par Romo et non des moindres. En effet, pour peu qu’il soit connecté à un réseau WiFi, il est possible de voir ce qu’il voit, d’entendre ce qu’il entend mais aussi de parler et de le déplacer depuis n’importe quel endroit dans le monde. Pour cela, il faut que le « pilote » soit également connecté au Wifi et utilise l’application Remote sur un iPhone ou un iPad ou encore un ordinateur avec un navigateur.

Pour la connexion, chaque Romo possède un numéro unique à composer sur un clavier ressemblant à celui d’un téléphone. Lorsque l’appel arrive sur le Romo, une action manuelle pour accepter l’appel est nécessaire, puis c’est une vidéo-conférence qui est démarrée. Mais l’interlocuteur peut se promener dans la pièce, faire bouger la tête de Romo de haut en bas pour voir son ou ses interlocuteurs ou pour se concentrer sur le terrain à explorer. Il est également possible d'afficher des émotions, elles prennent la place de la vidéo avec la figure habituelle animée du robot.

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L’utilisation reste limitée par la taille de l’affichage mais il faut bien avouer que la fonctionnalité est vraiment sympa, elle a bien fonctionné dans la majorité des cas, hormis quelques problèmes de connexion ponctuels vite résolus en appelant de nouveau.

Mis en situation un peu bancale, le robot s’est retourné (attention à l’iPhone dans ces cas là) mais surprise, Romo a su détecter la position inconfortable et se remettre sur ses pieds : les chenilles font leur ouvrage automatiquement : bien vu !

L’autonomie du robot est annoncée à 2 heures et effectivement il est apparu très endurant. Lors de la recharge, la lumière bleue à l’avant clignote puis devient fixe une fois qu’elle est complète.

Des reproches ? La concurrence ?

En termes techniques, au chapitre des reproches, difficile de trouver des choses à redire : l'interface est travaillée, l'appareil est superbe et bien fini, la solution de visioconférence distante avec pilotage a bien fonctionné et l'aspect ludique est travaillé. Il est un peu bruyant, pas question de venir espionner discrètement, voyez la vidéo ci-dessus pour vous faire une idée.

On note tout de même que le robot possède une interface de programmation disponible pour les développeurs d'applications iPhone, mais qu'aucune application en tirant parti n'est actuellement disponible sur le store. On aimerait voir des nouveautés arriver.

Autre petit reproche, bien que disposant de sa propre alimentation et malgré le branchement de l'iPhone via la prise (lightning ou ancienne version selon les modèles), celui-ci n'est pas rechargé pendant l'utilisation. C'est dommage puisqu'on peut se retrouver avec un iPhone vide après l'avoir utilisé, alors que la "base" dispose encore de puissance disponible.

Comparé à la boule robotique Sphéro testée ici, le Romo apparait clairement plus polyvalent et plus varié à l'usage grâce à l'interface écran tactile permettant de nombreuses interactions. Il offre également une meilleure autonomie et séduira probablement les enfants plus longtemps, sans oublier la téléprésence, fonction unique et vraiment innovante. Mais on note qu'il possède moins d'applications variées que la Sphéro. Un point qui pourrait être corrigé dans les mois à venir si le parc installé se développe ? Souhaitons le car les possibilités sont vraiment impressionnantes.

Conclusion

On retient du Romo un appareil d’une superbe qualité de fabrication, mais aussi un environnement d’utilisation que ce soit pour la programmation ou l'expression des émotions, là aussi très soigné. Ça respire le beau travail et ça se sent à l’usage. Les possibilités sont variées et devraient plaire aux enfants intéressés par la robotique et les prémices de la programmation.L’aspect téléprésence qui vient en plus donne même une bonne excuse aux plus grands pour craquer ! au delà du manque d'applications tierces, un regret, un vrai : c’est le prix malheureusement très élevé. C’est ce seul aspect qui nous empêche de le recommander à 100 % mais c'est passé à un cheveux !


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