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Test du Flow : un capteur de pollution compact, connecté iPhone et créé en France !

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C’est malheureux mais désormais, au delà de s’inquiéter de la météo, il devient de plus en plus important de se préoccuper de la pollution qui nous entoure. Ceci d’autant plus lorsque l’on habite dans des villes ou pays particulièrement touchés. On a ainsi déjà présenté un dossier d’apps et accessoires permettant d’en savoir plus sur son environnement.

La société française Plume Labs a de son coté conçu un véritable capteur personnel connecté, le « Flow« . Celui-ci est capable de mesurer très régulièrement les niveaux de pollution liés à plusieurs types de particules et gaz, puis de les afficher au choix sur le capteur (via des leds colorées) ou dans son application, avec mémorisation et cartographie. L’objectif est de l’avoir sur soi et ainsi de pouvoir suivre son environnement direct, connaitre la qualité de l’air que l’on respire et adapter activité, trajets, aération…

Au delà de l’exploit technique, l’accessoire est particulièrement travaillé aussi au niveau du design. On l’a embarqué avec nous ces dernières semaines, voici le résultat du test d’un accessoire original :

Le Plume est livré dans un emballage en carton recyclé, il est accompagné d’une petite base de recharge, d’un câble et d’une notice de démarrage, en français bien entendu !

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Le capteur affiche un design bien particulier et très travaillé. Fait d’aluminium, celui-ci est percé de multiples trous. Ceux-ci participent au design mais ils permettent aussi à l’air ambiant de rentrer à l’intérieur du cylindre pour être analysé.

Sur la partie haute, une boucle en simili cuir permet de l’accrocher à un sac ou à la ceinture, afin de l’emmener partout avec soi !

Pour la recharge, deux possibilités sont offertes : le câble plat fourni , d’une longueur de plus de 2m, peut être branché sur la base. Celle-ci va ainsi accueillir le Flow à la verticale, sur un bureau par exemple.

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Mais une prise USB-C adaptée au câble (ou à tout autre modèle à ce standard) est aussi prévue à la base du Flow. Ceci s’avère pratique car cela évite de s’encombrer de la base lorsque l’on voyage !

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Comme avec la majorité de ce type d’accessoires connectés, pas de chargeur fourni, mais celui de l’iPhone fait parfaitement l’affaire, tout comme une prise d’ordinateur. En effet, le câble est en USB-A coté chargeur.

La mise en route du Flow est un peu spécifique puisqu’il s’agit de le recharger, puis de le laisser se calibrer. pendant plusieurs heures, tout en l’ayant connecté à l’application Flow gratuite à installer sur son iPhone  (c’est classique : les détails ici)

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Une fois cette phase effectuée, vient le temps de l’utilisation.

Aqi et autres : quelles mesures grâce au Flow ?

Tout d’abord il faut comprendre le fonctionnement de cet accessoires. Il s’agit en fait d’un véritable laboratoire d’analyse de l’air miniaturisé. Pour cela, l’air est capturé via un mini ventilateur, puis analysé à l’intérieur du corps métallique, ceci toutes les minutes !

Le résultat est constitué de différentes mesures, et d’un AQI : Indice de Qualité de Air, utilisé par les scientifiques et les gouvernements. Cet AQI est d’autant plus élevé que la pollution de l’air est fort. Le Plume AQI est calculé selon les normes de l’Agence Américaine de Protection de l’Environnement (EPA) ainsi qu’aen respectant les directives de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il prend en compte les concentrations de plusieurs polluants différents et est calculé en fonction du polluant ayant le plus d’impact sur la santé au moment présent.

Chaque catégorie du Plume AQI  informe sur la durée à laquelle on peut s’exposer à ces taux de pollution sans impact sur la santé.

voici ces différents seuils tels que communiqués par Plume :

0-20 POLLUTION FAIBLE

L’air est pur, idéal pour les activités de plein air ! Les niveaux de pollution sont en dessous des seuils limites d’exposition fixés par l’OMS pour un an d’exposition à la pollution. Aucune inquiétude à avoir si les lumières sont vertes !

21-50 POLLUTION MODEREE

La qualité de l’air est jugée comme acceptable, bien qu’elle soit supérieure aux seuils recommandés par l’OMS pour une exposition annuelle. Cela signifie qu’à moins d’avoir des taux identiques toute l’année, on ne devrait pas subir d’effets négatifs sur la santé. Cependant, certaines personnes peuvent être plus sensibles à ce niveau de pollution.

51-100 POLLUTION ÉLEVÉE

L’air est très pollué. Supérieur à la limite maximum pour 24h établie par l’OMS. Certains effets sur la santé peuvent se faire ressentir. Les personnes particulièrement sensibles à la pollution doivent limiter les activités en extérieur.

101+ POLLUTION TRES ÉLEVÉE ET PLUS

Tout le monde peut commencer à sentir les effets négatifs de la pollution. Une exposition à long terme constitue un risque pour la santé. Les niveaux ont dépassé la limite fixée par l’OMS pour 24h. La valeur peut monter dans certaines régions à 200 voire 300, des niveaux très risqués.

Pour calculer ces niveaux de pollution, le Flow mesure plusieurs types de polluants :

  • PARTICULES FINES (PM10 ET PM2.5) : petites particules solides aérosoles qui peuvent pénétrer dans les voies respiratoires et les poumons.
  • DIOXYDE D’AZOTE (NO2) : gaz suffocant et irritant. Il a une odeur caractéristique, âcre et piquante, il est lié à la combustion

  • COMPOSES ORGANIQUES VOLATILS (COV) : des molécules (principalement à base de carbone) que l’on trouve sous forme de gaz dans l’air que l’on respire. Emis par le trafic automobile, par l’industrie, par le secteur résidentiel, par l’usage domestique de solvants, mais également par la végétation

toutes cas quatre valeurs et l’AQI sont mesurées par le Flow et transmises à l’application.

Utilisation

En pratique, les mesures sont effectuées de manière très régulière, environ chaque minute.

Pour éviter d’avoir à lancer l’application afin de connaitre le niveau de pollution, un bouton est camouflé sur la partie inférieure de la face avant , il permet de visualiser le niveau de pollution de la dernière mesure effectuée, c’est affiché en couleur via les led qui encerclent le bouton.

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Chaque couleur correspond à l’un des niveaux vus précédemment, de vert à mauve en passant par jaune et rouge. D’un coup d’oeil, on sait dans quel environnement on évolue.

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Lorsque l’application est lancée, elle permet d’accéder à de nombreuses informations. en particulier, le niveau de pollution pour chacun des  constituants vus ci-dessus et de manière globale via l’AQI au moment présent ou à n’importe quel moment de la journée :

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Mais l’application enregistre aussi les positions et les mémorise. Il est du coup possible de visualiser sur des cartes, le niveau de pollution d’un trajet en particulier. Tout est historisé et peut-être revu en scrollant.

Ici on voit bien un point de pollution à Nimes, durant un trajet :

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L’application peut être paramétrée pour envoyer deux types d’alertes : en cas de batterie faible, et pour afficher un résumé le matin, de la pollution croisée la veille. Cela fait naitre une question. pourquoi ne pas avoir des alertes lorsque le capteur détecte un niveau de pollution trop important …

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Un capteur perfectible

On regrette plusieurs aspects. Le premier est lié à la fréquence des mesures.  En effet, c’est très souvent (toutes les minutes selon le fabricant) ce qui est certes parfaite pour les trajets en vélo ou autre, car cette fréquence élevées permet d’avoir des points réguliers. Mais a-t-on besoin d’avoir une fréquence aussi élevée lorsque l’on est en intérieur, la nuit notamment ? Mais pourquoi se plaindre d’une fréquence élevée ?

Ce ne serait pas un souci si cette abondance de mesures n’impliquait pas une consommation énergétique qui vient bien entendu tirer fort sur la batterie. Du coup, c’est le point principal qui doit être retenu, l’autonomie est faible. Selon nos essais, une charge complète permet au Flow de fonctionner pendant environ 22h d’affilé. Un peu comme l’Apple Watch, cela implique une recharge quotidienne, la nuit par exemple. C’est pourquoi Un réglage de fréquence de mesure, qui pourrait être réduit, ou même un bouton stop ! permettrait de gagner un ou deux jours pour se concentrer sur les mesures lors des trajets ou en des lieux spécifiques. Ceci pourra(it) sans doute être ajouté de manière logicielle mais une recherche sur le site de Plume donne la réponse : « Les capteurs de gaz de Flow fonctionnent mieux quand ils sont activés en continu. Votre Flow a été conçu pour diminuer le temps de chargement et maximiser l’efficacité du capteur. Comme Flow a été conçu pour détecter la qualité de l’air 24h/24, il n’est pas possible de l’éteindre. »

Un autre aspect à prendre en compte est lié à l’utilisation d’un ventilateur miniaturisé. Celui-ci n’est pas vraiment bruyant, il faut le reconnaitre, mais on l’entend lorsque l’ambiance est complètement silencieuse. C’est plus ou moins gênant selon sa sensibilité, mais là encore, pouvoir le stopper parfois pourrait être souhaitable. On note d’ailleurs que le son a changé, entre le début ou c’était plutôt un sifflement strident, qui est devenu un bruit plus classique de ventilateur, léger mais bien présent !

Enfin, les outils de mesure de consommation de batterie implantés dans iOS montre un aspect qu’il faut avoir en tête lors de l’usage du Flow. La liaison bluetooth  très régulière, pour la synchro des données sans doute, rend l’appli Flow très gourmande en énergie. C’est ainsi qu’elle a atteint 25% de notre consommation quotidienne. On peut imaginer que des optimisations logicielles pourraient/pourront réduire cet impact, mais c’est assez important pour être relevé.

Avis Flow

Alors qu’en conclure ? tout d’abord il faut saluer le travail d’ingénierie et de design qui a donné naissance à un accessoire malheureusement sans doute précurseur. Il est capable de prendre des mesures en toutes circonstances, de stocker les lieux et niveaux de pollution associés durant tous ses déplacements ou à la maison et sur le lieu de travail. De quoi adapter ses comportements (trouver un autre chemin ? ) ou être sensibilisé au risque de faire du sport à certains moments ou certains endroits. Il s’agit indéniablement de fonctions utiles, qui n’ont pas d’équivalent, reste que tant le prix que les contraintes évoquées (recharge quotidienne, consommation batterie) le réservent à un public bien spécifique. On pense bien évidemment à ceux qui souffrent de maladies ou sensibilité particulières liées aux polluants. Les geeks et curieux seront également attirés par l’aspect innovant et intéressant des nombreuses mesures glanées au fil de la journée. Innovant assurément, mais encore perfectible !

À ne pas manquer : notre
récapitulatif des tests accessoires en images
.

Et nos tests
d’accessoires iPhone récents
, dont :

Le Flow de Plumeest noté 3,5 étoiles sur 5 par iPhon.fr
Test du Flow : un capteur de pollution compact, connecté iPhone et créé en France ! 12
i-nfo.fr - Application officielle iPhon.fr
Par : iLGMedia
4.4
NOTE

fondateur du site. Ingénieur en Informatique et spécialiste d'Internet ou il a occupé divers postes à responsabilité, Laurent est passionné de mobilité depuis l'arrivée des "PDA" dans les années 90. Journaliste pendant 4 ans pour le magazine Team Palmtops (Posse Presse) et auteur de plusieurs ouvrages sur l'iPad aux éditions Pearson.

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