iPhone et IA : vos ados préfèrent se confier à ChatGPT plutôt qu’à leurs amis
L’étude de Common Sense Media dévoile plusieurs chiffres inquiétants.
Converser avec un chatbot est devenue une habitude pour une grande partie d’entre nous. L’intelligence artificielle générative peut nous venir aussi bien dans notre quotidien professionnel que dans notre vie personnelle. Pour les adolescents, la relation établie avec les chatbots va encore plus loin. L’intelligence artificielle ne fait pas que creuser les inégalités entre eux. Une étude révèle que la jeunesse préfère échanger avec l’IA plutôt qu’avec leurs réels amis.
L’IA, nouveau confident des adolescents en souffrance
Common Sense Media publie une étude riche en enseignements sur l’appétence des jeunes pour l’intelligence artificielle générative. L’ONG a interrogé 1 060 adolescents américains de 13 à 17 ans entre avril et mai 2025 pour obtenir ses résultats. Tout d’abord, on découvre que 72 % d’entre eux ont déjà utilisé un assistant IA et que 52 % le font régulièrement.
Pour quels motifs la jeunesse utilise-t-elle surtout l’intelligence artificielle générative ? Le constat est frappant. Si 46 % voient l’IA comme un outil ou un programme, 33 % s’en servent pour les interactions sociales. On découvre même que parmi ces 33 %, 12 % des jeunes recherchent un soutien psychologique, 9 % un meilleur ami ou un ami et 8 % une relation romantique.
Près d’un tiers des jeunes interrogés trouvent les échanges avec l’IA au moins aussi satisfaisants, si ce n’est plus, que ceux avec des humains. Quelle proportion d’entre eux ont déjà choisi de parler de quelque chose d’important à un chatbot plutôt qu’un à une vraie personne ? Là encore, un tiers des adolescents interrogés.
24 % vont même jusqu’à partager des informations confidentielles à ChatGPT, Gemini et autres Copilot. Pourquoi les jeunes entretiennent-ils une telle relation avec l’IA ? Principalement parce qu’ils trouvent ça divertissant et pratique. Les adolescents confient également qu’ils apprécient la disponibilité permanente de l’IA, qu’ils ne se sentent pas jugés et qu’il est plus facile de parler à un chatbot qu’à une réelle personne.
Notons tout de même que 80 % des sondés préfèrent passer du temps avec leurs amis qu’avec une IA. Common Sense Media tire tout de même la sonnette d’alarme. L’ONG souhaite que les adultes s’emparent du sujet pour encadrer et protéger les plus jeunes.
« Les parents et les personnes qui s’occupent des enfants doivent rester attentifs et entretenir des conversations continues avec les adolescents sur les différences fondamentales entre les interactions de l’IA et les relations humaines authentiques. En outre, les décideurs politiques et les entreprises technologiques doivent travailler ensemble pour créer des alternatives plus sûres qui préservent les aspects positifs de l’IA sans mettre les enfants en danger. »
Les jeunes de votre entourage échangent-ils régulièrement avec un agent conversationnel ? Savez-vous quelle relation ils entretiennent avec celui-ci ? Dites-le-nous en commentaires.
