Bouygues Telecom : cette arnaque utilise votre IBAN, ne vous faites pas avoir
Une escroquerie très crédible qui peut vous coûter cher.
Les particuliers ne peuvent que constater avec effarement la proportion de cyberattaques visant les organisations disposant de leurs données personnelles. La DGFiP vient justement d’être ciblée
Généralement, les pirates informatiques s’en emparent pour les vendre sur le dark web ou pour eux-mêmes mettre en place des campagnes de hameçonnage. Preuve en est avec cette arnaque visant les abonnés de Bouygues Telecom suite à un vol de données subi par l’opérateur téléphonique en 2025.
Une escroquerie élaborée vise les abonnés Bouygues Telecom après la cyberattaque d’août 2025
Bouygues Telecom était victime d’une cyberattaque d’ampleur en août 2025. Les coordonnées et les IBAN de 6,4 millions de clients se retrouvaient alors entre les mains des pirates informatiques. « L’opérateur a notifié la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et déposé plainte auprès des autorités judiciaires. Tous les clients concernés ont reçu ou vont recevoir un mail ou un SMS pour les en informer et nos équipes restent pleinement mobilisées pour les accompagner. », indiquait à l’époque Bouygues Telecom.
Sans surprise, ces données personnelles sont maintenant utilisées pour monter une arnaque. De nombreux clients de Bouygues Telecom reçoivent un étrange mail depuis le 14 août. Le courrier électronique frauduleux provient d’une plateforme appelée Classplus. Il indique qu’un abonnement Classplus Pro facturé 69,90 € par mois a été renouvelé automatiquement. Un montant important censé créer un sentiment de panique chez la victime.
Par ailleurs, le mail contient les véritables IBAN et BIC de la personne ciblée afin de renforcer la crédibilité de l’escroquerie. Le particulier est invité à cliquer sur un bouton rouge pour contester ce prélèvement. « Si vous ne contestez pas dans un délai de 7 jours, le prélèvement sera considéré comme accepté et votre accès Classplus Pro restera actif. », indique le mail. Le bouton renvoie vers une fausse page de résiliation où la victime croit devoir rentrer ses informations de carte bancaire pour annuler le prélèvement. Le mal est fait si elle s’exécute.
Rappelons qu’un IBAN seul ne suffit pas à réaliser un prélèvement sur votre compte bancaire. Un prélèvement SEPA exige un mandat, une autorisation signée, dont les pirates informatiques ne disposent pas. La meilleure chose à faire est tout simplement d’ignorer ce mail ou de le supprimer. Quand vous recevez un mail de ce type, penchez-vous sur l’adresse électronique de l’expéditeur. Vous découvrirez généralement un nom étrange ou mal orthographié.
N’oubliez pas que les arnaqueurs peuvent aussi agir par téléphone ou par SMS.
