L’armée américaine veut enquêter sur un partenaire clé d’Apple
Apple pourrait bien se retrouver dans la tourmente à cause de son sous-traitant chinois, l’entreprise BOE.
Dans le monde d’Apple, il n’existe pas une seule entreprise. Si la pomme croquée de Cupertino est le seul logo que le grand public connaissance quand il est question d’iPhone, en réalité ce sont des dizaines d’entreprises qui travaillent ensemble, pour la solde du grand Apple. Au sein de cette myriade de sociétés, l’une d’entre elle a attiré l’attention du ministère de La Défense américain.
Il s’agit de BOE. Cette firme chinoise produit des écrans pour les iPhone et d’autres appareils Apple. Sous-traitant de premier ordre pour la pomme, l’entreprise n’en demeure pas moins dans le viseur du Congrès et de la défense américaine. Lors de l’élaboration du budget de défense américain pour 2026, d’un montant de 852 milliards de dollars, un amendement en particulier risque de faire parler de lui.
Une enquête, mais peu de risques ?
Il demande l’ouverture d’une enquête contre BOE. Le Congrès se demande si l’entreprise ne devrait pas être ajoutée sur la liste des sociétés travaillant avec l’armée chinoise. Si l’enquête est finalement ouverte (et il y a de fortes chances qu’elle le soit), BOE va passer au peigne fin de l’armée américaine.
Au cours de cette enquête des liens pourraient être découverts entre l’armée régulière chinoise et BOE. Dans ce cas de figure, l’entreprise sera ajouté à la “liste” sans que cela n’ait de grosses conséquences pour Apple. L’ajout de l’entreprise sur cette liste ne signifie pas la fin des échanges commerciaux entre Apple et BOE.
Il n’est pas interdit pour une entreprise “en lien avec l’armée chinoise” de travailler avec d’autres sociétés américaines. Elle ne pourra simplement pas être en lien direct avec l’armée américaine. Elle ne prétendra donc pas à des contrats pour des écrans militaires.
C’est du moins, ce que la législation américaine préconise à l’heure où nous écrivons cet article. Mais avec Donald Trump entre les murs de la Maison-Blanche, les règles peuvent évoluer d’un jour à l’autre. Si de nouvelles tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis doivent arriver dans les prochains mois, les entreprises placées sur cette fameuse “liste” seraient les premières concernées.
