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L’avenir de l’Apple Vision Pro pourrait être très différent de ce que l’on croit

Quand Apple échoue, elle a toujours une porte de sortie.

Publié le

 
Apple Vision Pro (6)
© Unsplash / Declan Sun

Il est vrai que depuis qu’il est sorti, l’Apple Vision Pro a fait l’objet d’un double procès : un prix jugé exorbitant (3 999 euros à 4 999 euros) et un manque cruel d’applications natives ; même les développeurs s’en sont détournés. Il n’a pas convaincu, et le bilan qui fut établi un an après sa sortie n’était pas vraiment fameux. D’aucun affirmeront qu’il est déjà à ranger dans le placard des expériences ratées d’Apple, un gadget de niche condamné à prendre la poussière à côté des autres.

Des conclusions que l’on pourrait peut-être nuancer, selon un article du Wall Street Journal. Il se trouve que le casque trouve peu à peu sa place, en des endroits où on ne l’attendait pas : industrie, santé ou formation professionnelle. Marchera-t-il dans les pas des Google Glass ou du Hololens, utilisé un temps par des grands groupes comme Toyota, l’Oréal ou même la NASA ?

Un casque qui fait vendre plus qu’il ne divertit

Le Wall Street Journal cite l’exemple de Lowe’s (l’équivalent américain de Leroy Merlin ou Castorama). Un des magasins de l’enseigne, situé à San José (Californie) l’utilise déjà depuis trois mois pour aider ses clients à visualiser leur future cuisine après une rénovation virtuelle. « Les clients apprécient l’expérience et elle a un impact sur leurs achats », expliquent les responsables.

Le casque permet à certains de se lancer dans des projets plus aventureux, ou au contraire de faire leur choix plus rapidement, limitant par conséquent le nombre de rendez-vous sur place. Selon leurs dires, « il arrive que des artisans amènent leurs clients dans le magasin afin de s’appuyer sur le Vision Pro pour finaliser un projet ».

Autre exemple, français cette fois : Dassault Systèmes. L’éditeur de logiciels industriels a lancé, avec Apple, l’application 3DLive, adoptée dès février dernier par des acteurs de l’automobile et de l’aéronautique. Ses plateformes permettent de concevoir aussi bien des molécules pour la recherche pharmaceutique que des usines, des data centers ou des avions.

Le casque a aussi été adopté par CAE, société canadienne spécialisée (entre autres) dans la formation aéronautique. Le Vision Pro est utilisé en complément des simulateurs de vol par les pilotes, qui peuvent tirer parti de sa puissance.

Apple prépare déjà la suite

En mettant en avant ces usages ciblés, Apple cherche surtout à montrer que le Vision Pro n’est pas un cul-de-sac, et à écouler un produit dont le grand public n’a pas fait un succès. Le terrain professionnel, moins sensible au prix, peut mieux tolérer ce type d’investissement dès lors qu’il se traduit par des gains de productivité ou un appui à la formation.

Un positionnement plus défensif qu’autre chose, qui peut nous rappeler certaines manœuvres commerciales, comme le repositionnement du Chromebook ou de l’iPad vers le secteur éducatif. Une manière de gagner du temps et de préparer peut-être une version plus adaptée au grand public (Le Vision Pro 2 ?).

L’histoire de la tech regorge de produits, qui après avoir trouvé refuge dans un marché de niche, ont finalement eu leur place dans les foyers. Ordinateurs personnels, imprimantes 3D, drones, smartphones… Peut-être que l’Apple Vision Pro suivra le même chemin et que nous avions tiré des conclusions trop hâtives sur sa première version.

  • Le casque d’Apple a peiné à séduire le grand public, plombé par son prix et le manque d’applications.
  • Il trouve pourtant des usages concrets dans l’industrie, la vente ou la formation, où il devient un outil efficace.
  • L’histoire montre que certaines technologies ont commencé comme niches avant de s’imposer : le Vision Pro pourrait suivre ce chemin.
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Par : Keleops AG
4.3 / 5
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