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iPhone Air : Apple sort 2 puces inédites pour faire exploser son autonomie

Apple met encore Qualcomm sur la touche avec ses deux nouvelles puces maison.

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iPhone 17 air
© Apple

Après des mois d’attentes, il a été présenté pour la toute première fois hier soir lors du keynote «Awe Dropping » : le petit nouveau de la gamme, l’iPhone Air. Avec ses 5,6 mm d’épaisseur, il est le smartphone le plus fin qu’Apple ait jamais sorti de ses usines, mais cela ne fait pas de lui le vilain petit canard, loin de là. Si on peine un peu à comprendre quel public il vise, on comprend plus facilement (entre autres) d’où vient son design en taille de guêpe.

Deux puces maison battent sous sa coque : la C1X et la N1, symboles à elle-seules de la volonté acharnée d’Apple de contrôler l’intégralité des composants équipant ses produits.

La C1X, héritière d’un investissement colossal

En 2019, Apple avait déboursé 1 milliard de dollars pour mettre la main sur la division modem d’Intel. À l’époque, beaucoup doutaient de la capacité du groupe à digérer correctement cette acquisition et à concevoir ses propres puces pour couper le cordon avec son concurrent, Qualcomm. Près de six ans après ce rachat, l’un des plus importants de l’histoire d’Apple, la C1X est la preuve qu’Apple avait vu juste.

La C1X est avant tout un modem, c’est-à-dire la puce qui permet à l’iPhone de se connecter aux réseaux mobiles. Elle prend en charge la 5G sub-6 GHz, qui correspond aux bandes de fréquences les plus utilisées dans le monde pour la 5G : elles offrent de bons débits (jusqu’à plusieurs centaines de Mb/s) tout en gardant une couverture très correcte. Elle reste aussi compatible avec la 4G LTE, indispensable car, dans la plupart des régions, les deux technologies cohabitent encore.

Par rapport à la première C1 qui équipe l’iPhone 16e, Apple estime que la C1X peut assurer un débit deux fois supérieur à sa petite sœur. Un gain de vitesse s’accompagnant de plus d’une consommation énergétique réduite de 30 % ; pour l’iPhone Air, qui embarque une batterie plus compacte, cela lui permet de s’en sortir avec les honneurs.

La N1, nouvelle pierre de l’écosystème sans fil

À côté de la C1X, Apple a présenté une autre nouveauté : la puce N1, elle aussi intégrée dans l’iPhone Air. C’est elle qui prend en charge toute la connectivité de l’appareil, hors réseau mobile. Grâce à elle, il est compatible avec le Wi-Fi 7, plus rapide et plus stable que les générations précédentes, mais également le Bluetooth 6, qui améliore la portée et réduit la consommation des accessoires comme les AirPods ou l’Apple Watch.

Elle prend également en charge le protocole Thread, développé pour les maisons connectées, qui permet de piloter directement ampoules, thermostats ou serrures intelligentes sans passer par une box internet.

Une organisation interne qui n’est donc pas sans rappeler celles des Macs récents : des composants développés pour travailler conjointement avec la puce maîtresse de l’appareil (ici, l’A19 Pro) en optimisant la puissance et en limitant le gaspillage d’énergie.

Apple dispose désormais largement des moyens techniques pour se passer de Qualcomm, c’est indiscutable. Il y a fort à parier que, d’ici un an, la prochaine génération d’iPhone adoptera aussi ces deux composants. L’iPhone Air n’était peut-être qu’un petit avant-goût du virage entamé par Cupertino en 2019. Qualcomm, ancien fournisseur houleux et incontrôlable, ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir, un poids en trop dans l’histoire de l’iPhone.

  • L’iPhone Air gagne en finesse en partie grâce à deux nouvelles puces maison d’Apple : le modem C1X et la N1 pour la connectivité sans fil.
  • La C1X double la vitesse de la première génération tout en réduisant la consommation de 30 %, un atout clé pour une batterie plus compacte.
  • Avec la C1X et la N1, Apple amorcera probablement une sortie définitive de sa dépendance à Qualcomm dès la prochaine génération d’iPhone.
i-nfo.fr - App officielle iPhon.fr
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Par : Keleops AG
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