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Streaming sportif illégal : les VPN dans la ligne de mire de l’Arcom et Canal+

L’Arcom mise sous pression par Canal+ et beIN Sports face au piratage de contenus sportifs.

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© NordVPN

La France intensifie sa guerre contre le piratage numérique, et cette fois-ci, ce sont les fournisseurs de VPN qui se retrouvent en première ligne. L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) vient de franchir un cap symbolique en exigeant des principaux acteurs du secteur qu’ils bloquent l’accès à 295 sites spécialisés dans la retransmission illégale de compétitions sportives. C’est une offensive sans précédent dans l’industrie et qui vise les plus grands sites illégaux comme Rojadirecta ou Streameast.

Canal+ et beIN Sports mènent la charge

Cette escalade fait suite aux demandes pressantes de Canal+ et beIN Sports qui déboursent des sommes colossales pour acquérir les droits de diffusion d’événements sportifs majeurs. Pour ces chaînes TV payantes, l’enjeu financier est considérable : la valeur d’un match ou d’une course automobile réside essentiellement dans sa diffusion en direct. Une fois le résultat connu, le contenu perd instantanément l’essentiel de son attrait commercial.

Fort de plusieurs décisions de justice obtenues cet été auprès du tribunal judiciaire de Paris (notamment pour protéger les droits sur la Formule 1, le MotoGP ou le tennis féminin), les deux diffuseurs sportifs ont identifié des centaines de sites miroirs et d’adresses alternatives. C’est alors que l’Arcom est entrée en scène avec son article 333-10 du code du sport qui lui permet de prolonger les décisions judiciaires sans repasser systématiquement devant un juge.

Une liste impressionnante de sites ciblés

Entre la mi-juillet et la mi-septembre, le régulateur a adressé plusieurs vagues de courriers aux principales plateformes VPN du marché : NordVPN, ExpressVPN, Surfshark, Proton VPN ou CyberGhost. Leur mission : bloquer l’accès à des sites devenus incontournables dans l’écosystème du streaming pirate comme Rojadirecta, Streameast, Firstows, Volkastream, Sportsonline et HesGoal.

La réaction des fournisseurs de VPN ne s’est pas fait attendre, et elle est lapidaire. NordVPN a qualifié cette approche d’“inefficace” et il estime qu’elle ne s’attaque qu’aux symptômes sans traiter les causes profondes du piratage. Selon l’entreprise basée en Lituanie, il faudrait plutôt cibler les hébergeurs de contenus illégaux, couper les flux financiers qui alimentent ces plateformes et surtout améliorer l’accessibilité des offres légales.

Cette position révèle le malaise croissant des acteurs du VPN qui se retrouvent un peu coincés entre leur promesse de confidentialité absolue et la pression réglementaire croissante. Car si ces outils sont légitimement utilisés pour protéger la vie privée en ligne, ils servent aussi à contourner les restrictions géographiques, qu’il s’agisse d’accéder à des catalogues de plateformes de streaming géo-bloqués, ou accéder à des sites bloqués en France comme Xvideos.

L’Arcom sur tous les fronts

Cette offensive contre les VPN s’inscrit dans une stratégie plus large de l’Arcom dont les prérogatives n’ont cessé de s’étendre. Le régulateur s’est illustré récemment en imposant une vérification de l’âge sur les sites pornographiques en France. Free n’a pas attendu pour faire enfler la polémique en sortant son mVPN gratuit, qui permet de contourner ce type de restriction en deux clics.

Malgré les efforts de Canal+ et beIN Sports, il restera un problème de fond qui sera difficile à endiguer : pour chaque site bloqué, plusieurs miroirs émergent et pour chaque mesure de restriction, des solutions de contournement apparaissent. La bataille contre le piratage numérique ressemble de plus en plus à un jeu du chat et de la souris sans fin, et il faudra que le régulateur ait les moyens de ses ambitions pour réussir à limiter les failles. Sauf si les propriétaires des droits TV, comme la LFP avec son pass Ligue 1+, trouvent une tarification qui incite les fraudeur à payer pour le service.

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1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Hillson

    2 octobre 2025 à 11 h 05 min

    À une époque, les services de streaming se sont mis à proposer des offres, financièrement, accessibles et de qualité. Et puis, ils ont commencé à augmenter les prix, ont ajouté des publicités partout, et nous revoilà comme au milieu des années 2000. La solution est pourtant simple.

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