Après l’Europe, Apple prend une décision historique au Japon
Le Japon suit l’Europe dans la voie des réglementations et s’ouvre à la concurrence sur deux marchés clés.
Apple vient d’annoncer l’arrivée de nouvelles fonctionnalités dans iOS au Japon. Plus précisément, Safari et l’App Store devront faire face dans les prochaines semaines à des concurrents tiers. Après une longue bataille juridique, ils ont obtenu d’Apple le droit de se faire une place dans le cœur des iPhone.
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La firme de Cupertino avait longtemps refusé de laisser ces applications et services tiers faire leur arrivée sur ses produits, notamment pour des questions de sécurité et de confidentialité. Cette décision, bien qu’historique au pays du Soleil levant, n’est pas une première mondiale.
Bien plus proche de nous, la Commission européenne avait déjà fait tomber Apple sur ce point. Bruxelles a imposé une libre concurrence sur ces deux marchés centraux, le navigateur internet ainsi que les magasins d’applications. Depuis plusieurs mois des solutions tierces existent pour les utilisateurs qui le souhaitent.
Au Japon, les magasins d’applications tiers s’engagent à respecter les règles de sécurité, notamment pour la préservation des plus jeunes.
Apple garde ses commissions
Dans cette guerre commerciale, l’argent est évidemment un sujet clé. Si Apple s’ouvre à la concurrence, elle ne veut pas perdre les milliards de dollars qu’elle engrange tous les ans grâce à ses commissions. Ainsi tous les achats réalisés via l’App Store continueront de lui rapporter de l’argent (entre 10 et 21 % en fonction des services).
Mais pour les applications externes, téléchargées depuis une plateforme tierce, la commission d’Apple existe toujours. Elle varie entre 10 et 15 % en fonction du niveau de popularité du service. Autrement dit un développeur qui vend son application par ses propres moyens, sur son magasin d’application, devra toujours de l’argent à Apple au bout du compte.
Epic Games, l’un des premiers plaignants dans cette affaire, a déjà critiqué cette situation assurant que les développeurs qui se passent de l’App Store devraient être les seuls à toucher de l’argent des utilisateurs. Pour l’heure la justice (européen comme Japonaise) laisse agir Apple et ses « commissions de technologie de base ».
