Apple et pédopornographie : un État américain sévit et s’en prend à iCloud
Apple est accusé de faciliter le stockage et la diffusion d’images et de vidéos illicites.
Le procureur général de Virginie-Occidentale, JB McCuskey, annonce avoir intenté un procès contre Apple ce 19 février. Il accuse la société d’avoir sciemment permis l’utilisation d’iCloud pour distribuer et stocker du matériel pédopornographique.
« Apple s’est décrite comme “la meilleure plateforme pour diffuser de la pornographie infantile”. Malgré cet aveu interne, en 2023, Apple n’a signalé que 267 cas de contenu pédopornographique (“CSAM”) au National Center for Missing & Exploited Children (“NCMEC”), ce qui est bien loin de ses concurrents, Google ayant signalé plus de 1,47 million de cas et Meta, plus de 30,6 millions. », commence par expliquer JB McCuskey dans la plainte portée pour l’État de Virginie-Occidentale.
iCloud accusé de faciliter le stockage et le partage d’images et de vidéos pédopornographiques
Selon lui, l’écosystème de produits d’Apple facilite considérablement la persistance, l’accessibilité et la diffusion de contenus pédopornographiques. Il s’en prend plus particulièrement à iCloud, qui faciliterait le partage et la conservation de ces images et vidéos illégales.
Le NCMEC, organisation de protection des enfants disparus et exploités, a déjà qualifié le bilan d’Apple en matière de protections des enfants de « désastreux ». À l’époque, l’entreprise américaine avait annoncé le report du lancement d’outils censés détecter le stockage d’images à caractère pédopornographique sur ses appareils et sur iCloud.
« La décision d’Apple intervient alors que les contenus pédopornographiques continuent de proliférer sur les médias numériques. De 2022 à 2023, les signalements de contenus pédopornographiques sur les plateformes en ligne sont passés de 32 millions en 2022 à un niveau record de plus de 36 millions en 2023. », indique la plainte.
Le procureur général de Virginie-Occidentale pointe également du doigt le chiffrement de l’iPhone qui « aide les auteurs impliqués dans la possession ou la distribution de contenus pédopornographiques à échapper à la détection », selon lui. L’État impute en partie à Apple l’augmentation de 8 % entre 2020 et 2025 du nombre d’enfants ayant besoin des services des centres de défense.
La société dirigée par Tim Cook est donc accusée d’avoir violé la loi de Virginie-Occidentale. L’État demande à ce qu’Apple s’y conforme le plus rapidement possible et prenne des mesures pour empêcher le stockage et le partage de contenus à caractère pédopornographique. L’entreprise américaine n’a pas réagi publiquement à cette action en justice à son encontre.
