Droit à la réparation : Apple fait déjà partie des bons élèves
Apple devrait réussir à passer entre les mailles du filet pour cette fois.
L’Union européenne a pris toute une série de mesures ces dernières années pour « canaliser » l’activité des géants du numérique et l’amener dans la bonne direction. Si ces lois ne sont pas toutes du goût d’Apple, la marque à la pomme se retrouve souvent dans le viseur de Bruxelles.
C’est encore le cas aujourd’hui avec l’entrée en vigueur du « droit à la réparation ». Cette nouvelle directive, officielle depuis le 31 juillet, doit donner aux particuliers des moyens supplémentaires pour faire réparer leurs appareils par des professionnels. La loi prévoit qu’ils doivent, dans la mesure du possible, être capables de réaliser la majeure partie de ces réparations eux-mêmes.
iPhone, iPad et Mac sont visés
Du côté d’Apple, cette nouvelle directive européenne ne devrait pas changer grand-chose. La firme de Cupertino a déjà fait quelques efforts ces dernières années pour revoir le dessin de ses produits afin qu’ils soient plus faciles à réparer.
Les experts d’iFixit, spécialiste de ce sujet, ont déjà noté de beaux progrès sur les iPhone notamment. On vous l’explique en détail dans cet article dédié. L’Europe veut surtout faire la chasse aux produits bas de gamme avec des batteries soudées de faible qualité.
En raison de leur spécificité, les montres connectées et les écouteurs sans fils sont exempts. Rendre ces appareils réparables les auraient rendus plus difficilement étanches. Or certains écouteurs sans fil disposent de cette fonctionnalité, tout comme une grande majorité des montres connectées commercialisées dans le monde.
L’électroménager autre cible pour Bruxelles ?
Autre gamme de produits visés par Bruxelles dans cette directive autour de la réparabilité, ce sont les appareils électroménagers. L’Europe veut encourager les réparations et ces dernières seront désormais obligatoirement possibles sur les appareils vendus en Europe dans les deux premières années d’utilisation.
La seule condition pouvant justifier un remplacement plutôt qu’une réparation serait que ladite réparation coûte plus cher que l’appareil. Un scénario qui devrait être « minoritaire », assure les rapporteurs européens.
