Lobbying : Apple dépenserait des millions pour influencer la Commission européenne
Un nouveau rapport montre jusqu’où la firme va pour défendre ses intérêts auprès des responsables européens.
Alors qu’Apple est en train de vivre sa période la plus importante de l’année 2026, un nouveau rapport accuse la firme de lobbying dans l’Union européenne. Rappelons que l’arrivée des nouvelles lois sur les marchés numériques de Bruxelles, notamment le DMA en mars 2024, a grandement contraint Cupertino dans ses affaires. Siri AI n’est par exemple toujours pas disponible dans l’Union européenne précisément à cause de la réglementation.
Combien Apple dépense-t-elle pour se faire entendre à Bruxelles ?
D’après le rapport publié le 1er octobre par le Financial Times, Apple dépenserait entre 8 et 9 millions d’euros par an pour ses activités de lobbying auprès de l’Union européenne. La firme rencontrerait en outre très régulièrement les responsables européens puisqu’elle aurait participé à 257 réunions avec eux depuis les élections européennes de juin 2024.
Apple affirme que ces échanges concernent les sujets importants pour ses clients et ses affaires. Google occuperait de son côté une place encore plus importante à la Commission européenne. La firme de Mountain View aurait en effet cumulé 302 réunions depuis juin 2024 selon le Financial Times.
Rappelons comme précisé plus haut qu’Apple et Google doivent effectuer d’énormes refontes pour s’adapter au DMA. Google doit en effet appliquer ces règles à huit de ses services dont Android, Chrome, YouTube, Google Maps et son moteur de recherche. Apple doit de son côté les appliquer notamment à iOS, iPadOS, Safari et l’App Store.
Apple a par exemple reçu 102 demandes pour rendre certaines technologies de ses appareils accessibles à des produits concurrents entre mai et décembre 2025. La Commission organise en outre régulièrement des journées entières de discussions avec Apple et Google pour vérifier comment les deux entreprises appliquent le DMA.
Avec toutes ces obligations, les nombreuses réunions d’Apple et Google avec la Commission européenne paraissent donc assez logiques.
Comment Tim Cook gérait-il ses relations avec Bruxelles ?
John Ternus dirige Apple depuis le 1er septembre et nous avons encore peu d’indices sur sa manière de répondre aux demandes des responsables politiques. Tim Cook échangeait en revanche directement avec les responsables européens lorsqu’il dirigeait Apple.
Les relations étaient particulièrement tendues avec Thierry Breton et Margrethe Vestager, qui représentaient l’ancienne Commission européenne sur ces sujets. Henna Virkkunen leur a depuis succédé comme principale interlocutrice d’Apple sur le numérique au sein de la nouvelle Commission. Tim Cook avait notamment échangé avec elle le 30 juin dernier et Henna Virkkunen avait qualifié leur discussion de « constructive ».
Tim Cook semble donc avoir réussi à apaiser les relations avec Bruxelles avant de céder sa place à John Ternus, comme le confirme d’ailleurs un récent accord entre Apple et l’U.E.
