Un AirTag caché sous la voiture d’une femme pourrait coûter très cher à Apple
Une nouvelle affaire de harcèlement liée à l’AirTag.
L’AirTag est un accessoire indispensable pour toute personne un peu dissipée ayant l’habitude de perdre ses affaires. Il peut également vous sauver la mise si vous êtes victime d’un vol afin de localiser l’auteur des faits et vos effets personnels. Malheureusement, certaines personnes s’en servent pour un dessein bien plus sombre, à savoir traquer quelqu’un à son insu. L’AirTag se retrouve au cœur d’une nouvelle affaire de harcèlement et c’est peut-être Apple qui va en payer le prix.
Une Américaine porte plainte contre Apple après avoir été traquée par un AirTag
Une Américaine vivant à Medford, dans l’Oregon, poursuit Apple en justice pour négligence quant à la sécurité de l’AirTag. Elle a été traquée par son compagnon à l’aide d’un traceur dissimulé sous son véhicule. L’homme a suivi ses déplacements à plusieurs reprises et exercé une emprise sur elle en la menaçant et en portant atteinte à ses biens. La victime finit par découvrir le traceur en janvier.
La plaignante assure n’avoir jamais reçu d’alerte d’Apple l’informant de la présence de l’AirTag dans son véhicule. L’AirTag est pourtant équipé d’un dispositif anti-harcèlement. Il est censé sonner lorsqu’il se trouve trop loin de son propriétaire pendant une longue période afin d’éviter ce type de situations. L’iPhone de la personne située à proximité doit aussi lui notifier qu’un objet inconnu a été détecté. Toutefois, Localiser doit être actif.
La victime de harcèlement demande au tribunal d’interdire la commercialisation d’AirTag sans mesures de protection adéquates contre le harcèlement, ainsi que le versement de dommages-intérêts compensatoires de la part d’Apple.
« L’approche progressive et fragmentaire d’Apple en matière de sécurité — consistant à mettre en œuvre des demi-mesures uniquement après un tollé général — démontre qu’Apple a systématiquement privilégié les ventes de produits au détriment de la sécurité des consommateurs », écrit son avocat Erick J. Haynie.
Rappelons qu’en 2022, l’entreprise américaine avait réduit le délai avant qu’un AirTag inconnu n’émette un son. Il était passé de trois jours à un intervalle aléatoire compris entre 8 et 24 heures. Apple aurait reçu 40 000 signalements de harcèlement lié à l’AirTag entre 2021 et 2024. Pas plus tard qu’en août dernier, deux femmes ont porté plainte contre Apple après avoir été suivies à cause d’un AirTag.
