Un retour inattendu se prépare dans les coulisses des puces Apple
Apple teste discrètement une alternative à TSMC pour ses puces.
Depuis le début du mois, plusieurs rapports relancent une hypothèse qu’on croyait définitivement enterrée. Celle d’un retour d’Intel dans l’écosystème Apple. Cette perspective semblait improbable depuis la transition vers Apple Silicon en 2020, où la firme de Cupertino avait coupé les ponts avec son ancien fournisseur de processeurs.
Le sujet revient pourtant sur la table depuis quelque temps, aussi bien côté Mac que côté iPhone. Après des rumeurs sur un MacBook abordable équipé d’une puce Intel, un analyste mise désormais sur une collaboration autour de certaines puces d’iPhone.
Un rôle secondaire pour les modèles non Pro
Selon l’analyste Jeff Pu, Apple pourrait confier à Intel la fabrication de certaines puces d’iPhone dès 2028, tout en réservant ses modèles les plus avancés à TSMC. Le groupe américain ne serait ici qu’un exécutant, chargé uniquement de la gravure physique des processeurs à partir des plans conçus intégralement par Apple.
Il faut ici bien distinguer cette perspective de l’ancien partenariat entre Apple et Intel. Jusqu’en 2020, Intel fournissait à Apple des processeurs complets, conçus par ses soins, avec sa propre architecture et ses performances. Cette fois, la relation serait strictement inverse. Apple garde la main sur toute la conception du processeur, et ne ferait appel à Intel que pour exécuter la gravure du silicium, sans aucune contribution technique.
Vous pourriez donc retrouver, d’ici trois ans, des iPhone d’entrée de gamme dotés d’une puce Apple Silicon fabriquée par Intel, probablement aux États-Unis. Cela ne se ferait bien sûr que si Intel prouve qu’il peut garantir un niveau de qualité équivalent à celui de TSMC. Les exigences d’Apple en matière de rendement, de chauffe et d’autonomie sont telles qu’un composant insuffisant est systématiquement écarté.
Un pari risqué mais stratégique pour Apple
TSMC reste aujourd’hui le seul partenaire capable de fournir des puces iPhone avec un niveau de fiabilité compatible avec les contraintes de Cupertino. Apple conçoit ses processeurs avec une précision extrême, en lien direct avec le design et le logiciel, ce qui limite les marges d’erreur.
La diversification pourrait cependant offrir plusieurs avantages. En misant sur Intel pour les modèles moins exigeants, Apple se donnerait un levier de négociation face à TSMC tout en réduisant son exposition aux tensions géopolitiques. Il faut toutefois rappeler qu’aucun contrat n’a encore été signé et qu’il s’agit à ce stade d’une projection d’analyste.
