iPhone : cette publicité polémique aurait franchi la ligne rouge
Une campagne visible à Milan et jugée problématique vient d’être transmise à trois organismes pour examen.
Apple a profité du keynote de la WWDC 2026 pour présenter plusieurs nouveautés destinées aux familles. La firme à la pomme a notamment revu Temps d’écran et ajouté des limites par catégorie d’applications. Ces protections doivent aider les parents à réduire le temps passé sur les jeux ou les réseaux sociaux, sans bloquer les applications éducatives.
Ce message officiel paraît cependant bien éloigné d’une campagne actuellement visible en Italie. Une immense affiche consacrée à l’iPhone provoque désormais une polémique et pourrait attirer des ennuis à ses responsables.
Une image qui ne passe pas en Italie
Apple World Today relaie aujourd’hui une affaire signalée le 7 août par l’Autorité italienne garante de l’enfance et l’adolescence. Sur un immense panneau installé à Milan, un enfant de moins de deux ans tient un iPhone entre ses mains:

© Apple World Today
Le slogan peut se traduire par « Tout va bien, c’est un iPhone », tandis que le logo de l’opérateur TIM apparaît également sur l’affiche.
L’image a en effet été signalée à l’organisme par une habitante de la ville qui reproche à l’opérateur d’associer la petite enfance à un appareil conçu pour capter l’attention. Elle met en avant l’absence de consentement du jeune garçon qui n’a pas choisi l’objet qu’il tient dans les mains.
Trois autorités saisies
Marina Terragni partage cette inquiétude au nom de l’Autorité italienne garante pour l’enfance et l’adolescence. La campagne ne va selon elle pas dans le sens des discussions actuelles liées à la consommation d’écran chez les plus jeunes. Elle utilise des exemples marquants en affirmant que l’affiche présente le téléphone comme une nounou électronique, avec un risque de dépendance dès la petite enfance connu de tous.
L’organisme a par conséquent transmis le cas à trois autorités italiennes chargées des communications, de la concurrence et de la publicité. L’Agcom, l’Agcm et l’Iap doivent à présent procéder à des vérifications, puis décider si des mesures sont nécessaires.
Cette polémique arrive par ailleurs au moment où deux études attribuent à l’iPhone un effet bien plus profond sur la société. Le résultat avancé dépasse largement la seule question du temps d’écran.
