La justice américaine veut faire supprimer ces applications de l’App Store
Les deux géants du numérique ont immédiatement réagi et fait supprimer ces applications.
Le bureau du procureur de la ville de San Francisco vient d’envoyer deux lettres. La première est destinée à Google, l’autre, à Apple. Les deux géants du numérique sont sommés d’agir au plus vite et supprimer des applications de leurs magasins respectifs.
Au total 13 applications sont visées par cette lettre. Ces logiciels peuvent dénuder des personnes à partir d’une photo, sans leur consentement. 8 de ces services sont hébergés sur l’App Store. Selon les mots du procureur David Chiu, plusieurs applications étaient capables de mettre en scène la victime dans des positions choisies par l’utilisateur.

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Les autorités confirment que, malheureusement, plusieurs personnes mineures figurent parmi les victimes de ces applications. Initialement pensés comme des applications de « deep-face grâce à l’IA », ces services n’ont pour l’heure pas réagi à la lettre du procureur de San Francisco.
La guerre aux mauvaises applications
Depuis la création de l’App Store, Apple a une lourde responsabilité. C’est l’entreprise qui se charge de la modération des services disponibles sur son magasin d’applications. En d’autres mots, c’est elle qui décide quelle application a le droit d’être sur l’App Store (comme la nôtre, disponible ici), et celles qui ne passent pas les différents filtres d’Apple.
Des applications peuvent être recalées pour des raisons de sécurité (elles sont des virus cachés), mais aussi pour des questions éthiques et morales. Les applications de casino en ligne sont par exemple interdites depuis des années sur l’App Store.
Un monopole qui dérange
Google s’incombe de la même tache avec le Play Store. À eux deux, ces géants du numérique contrôlent près de 4,5 millions d’applications, équitablement réparties entre l’App Store et le Play Store. 99 % du marché des téléchargements d’applications passe par l’une de ces deux plateformes.
Un monopole qui ne plaît pas à tout le monde. La Commission européenne a notamment lancé plusieurs enquêtes contre l’App Store, contestant sa position dominante. Il en va de même pour Google et le Play Store. Récemment l’Europe a forcé la main à Apple, permettant à des services tiers de voir le jour.
