Zuckerberg a rejoint le camp de Tim Cook. Selon le patron du grand réseau social, il ne servirait plus à rien de chercher à créer des systèmes de protection de données s’il y avait mise en place d’une backdoor sur les téléphones.

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Cette backdoor théoriquement disposée uniquement pour les services de l’état rendrait caduque toute technologie développée depuis des années en matière de protection des données des utilisateurs (authentification à deux facteurs, identification digitale, etc.).

L'opinion publique rejoint Bill Gates

Mais tout le monde n’est pas d’accord avec la pensée de Zuckerberg. Une étude réalisée récemment auprès de 1000 Américains révélait que 51% des sondés pensent qu’Apple devrait coopérer avec le FBI pour trouver un quelconque moyen de débloquer l‘iPhone en question, quand seulement 38% rejoignent le camp d’Apple, alors que 11% restent sans opinion.

L’opinion publique a donc parlé et ne semble pas vouloir se rallier à la cause de la firme à la pomme. Cette dernière n’a pas été été non plus été soutenue par un autre géant de la tech, Bill Gates. Pour le patron de Microsoft, Apple pourrait avoir accès aux informations demandées par le FBI, mais refuserait simplement à le faire. Il pense que l’argument qui consiste à dire que la création d’une backdoor pourrait amener un danger sans précédent concernant les données des utilisateurs ne tient pas la route.

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Il précise qu’il y aurait des avantages à laisser le gouvernement avoir accès à certaines informations sensibles et qu’il croit possibles la surveillance et le contrôle de ces accès. Il se positionne donc en totale opposition avec Tim Cook sur ce sujet.

Apple persiste et signe

Du côté de la société de Cupertino, après la lettre d’information et de précisions diffusées par le C.E.O. récemment, la société a publié sur son site une FAQ (foire aux questions) dans laquelle elle explique plus clairement les raisons de sa position face au FBI. On peut notamment lire le fait que pour Apple, la création d’une backdoor serait une option trop dangereuse pour les utilisateurs d’iPhone, et du coup non envisageable.

La firme précise aussi avoir déjà tout fait, dans la mesure du possible, pour aider le FBI dans l’enquête. Enfin, quand l’argumentaire revient à accuser Apple de prendre sa position dans un but marketing et de stratégie de communication, la réponse de l’entreprise ciblée est claire, cela n’a absolument aucun but commercial, il s’agit simplement de tenir l’idée de protection des données des utilisateurs d’iPhone sans aucune condition.

L’étude sur le panel de 1000 % montre aussi qu’Apple est positionné à l’encontre de l’opinion publique, ce qui ressemblerait plutôt à une mauvaise stratégie de com, dans le cas où cela en serait une.

En tous cas, c’est un combat qui divise ceux qui font le monde de la tech d’aujourd’hui, mais aussi les utilisateurs de ces technologies. Et alors que se déroulent les élections primaires aux États-Unis en ce moment, le sujet fera encore certainement la une des médias pour les prochains mois.

Source, source, crédit photo Financial Times

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