Taxe Trump : Apple n’est plus protégée, préparez-vous à payer la note
La justice s’en mêle, le président contre-attaque !
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump impose des droits de douane élevés sur les produits importés aux États-Unis. Si vous suivez cette bataille qui dure depuis des mois, vous savez qu’Apple se trouve particulièrement visée. Le pays le plus durement touché par les nouvelles taxes de Donald Trump est la Chine, avec des tarifs atteignant jusqu’à 145 % sur certains produits. Elle affecte également d’autres pays, dont l’Inde, soumise à des droits de 26 % sur ses exportations vers les États-Unis. La firme à la pomme est par conséquent directement touchée, car ses iPhone sont principalement fabriqués dans ces deux pays.
Apple a cependant été soulagée en avril dernier, lorsque le président américain lui accordait un sursis temporaire concernant ces taxes douanières. Cette protection avait d’ailleurs été obtenue après que Tim Cook ait soutenu l’investiture de Donald Trump en janvier, avec un don d’un million de dollars. Le soulagement n’a malheureusement été que de courte durée pour Cupertino.
Le président américain a en effet tenu à rappeler quelques jours après l’annonce du sursis que ce dernier n’était que provisoire. Il annonçait alors que des droits définitifs arriveraient dans « un mois ou deux ». Trump a tenu parole, en déclarant le 23 mai dernier une taxe d’au moins 25 % sur les iPhone non fabriqués aux États-Unis.
Un tribunal donne raison à Apple… avant d’être contredit
À ce moment-là, les échanges portant sur les nouveaux frais de douane se concentraient essentiellement entre la Maison-Blanche et les entreprises concernées. Quelques jours plus tard cependant, la justice américaine s’est saisie du dossier. Vous vous demandez peut-être comment fonctionne la justice américaine dans cette affaire ?
Un premier tribunal a estimé que Donald Trump n’avait pas le droit d’imposer ces taxes. En effet, le 28 mai 2025, la Cour du commerce international a jugé que les droits de douane imposés par Donald Trump étaient illégaux. Selon elle, le président a abusé d’une loi d’urgence (IEEPA) qui ne l’autorise pas à imposer seul ce type de mesures commerciales. Seul le Congrès en a le pouvoir.
L’administration Trump a immédiatement fait appel, et une cour fédérale a suspendu la décision, bloquant temporairement l’entrée en vigueur des taxes jusqu’au 9 juin.
Apple reste sous pression financière
La situation actuelle diffère complètement de celle d’avril dernier. Les relations entre Tim Cook et Donald Trump se sont considérablement dégradées. Le président reproche au patron d’Apple d’avoir refusé de l’accompagner lors de sa visite officielle au Moyen-Orient en mai.
Trump avait d’ailleurs fait une remarque révélatrice lors d’un échange avec Jensen Huang, le patron de Nvidia : « Je veux dire, Tim Cook n’est pas là, mais vous, oui ». Il a même confié au Qatar avoir « un petit problème avec Tim Cook ». Quelques jours plus tard, il menaçait Apple de nouvelles taxes sur son réseau social.
Ces coûts supplémentaires pourraient faire augmenter le prix de l’iPhone 17, d’autant que Donald Trump menace par ailleurs d’ajouter deux nouvelles taxes. L’une toucherait tous les appareils avec des puces électroniques, l’autre viserait tous les smartphones fabriqués en dehors des États-Unis. Il s’agit de menaces distinctes de la taxe de 25 % annoncée sur les iPhone importés, et qui pourraient s’y ajouter.

masoif
1 juin 2025 à 23 h 35 min
euh !!! payer la note !!!! s’abstenir d’acheter plutôt 😀