“Ne respectez pas la loi” : les USA ne veulent pas entendre parler des règles européennes
Apple et les grandes entreprises américaines sont prises entre deux feux.
Le mois dernier, la Federal Trade Commission (FTC) a lancé une offensive spectaculaire contre la réglementation européenne qui s’applique aux champions de la Tech américains. Cette initiative pourrait avoir des conséquences inattendues. Faisons le point.
Le 21 août 2025, la FTC a donc adressé une lettre assez menaçante aux GAFAM : Google, Meta, Amazon, Microsoft et Apple ont notamment reçu ce courrier. Elle est signée d’Andrew Ferguson, le président de cette autorité fédérale qui a été nommé par Donald Trump.
“Contre la censure omniprésente en ligne”
Ce dernier a notamment dans le viseur le Digital Services Act, qui impose à ces grandes entreprises de modérer leurs plateformes, par exemple pour les contenus violents, ou les appels à la haine. Les partisans du nouveau président y voient un acte de censure délibéré et une atteinte au premier amendement de la Constitution américaine qui garantit la liberté d’expression.
« Les plateformes en ligne sont devenues centrales dans le débat public, et la censure omniprésente en ligne ces dernières années a indigné le peuple américain. Non seulement des Américains ont été censurés et bannis des plateformes pour avoir exprimé des opinions et des convictions qui ne relevaient pas de la petite élite de la Silicon Valley, mais l’administration précédente a activement encouragé cette censure », déplore notamment le texte.
Cette missive cible également le RGPD, le règlement européen qui assure la protection des données personnelles. Selon la FTC, cette règle « vise à imposer la censure et à affaiblir le chiffrement de bout en bout » des applications.
L’autorité fédérale demande donc à ces géants de la Tech d’indiquer « comment ils comptent se conformer aux exigences réglementaires internationales erronées » et leur rappelle leurs obligations envers les consommateurs américains en vertu de l’article 5 du Federal Trade Commission Act, qui interdit les actes ou pratiques déloyaux ou trompeurs.
Sur X, Andrew Ferguson s’est d’ailleurs montré encore plus menaçant : « Si des entreprises censurent les Américains ou affaiblissent la confidentialité et la sécurité des communications à la demande d’une puissance étrangère, je n’hésiterai pas à faire appliquer la loi. »

didier.bonet
9 septembre 2025 à 10 h 54 min
Le plus simple est que chacun arrête d’utiliser leurs applications, ce qui est mon cas à titre personnel et que les entreprises mettrent en place un plan de sortie analogue, en coordination avec l’ #UE, ce qui serait une belle fémonstration de #souveraineté. #GAFAM
Soldaf inconu
9 septembre 2025 à 13 h 21 min
Il serait temps que les start-up française se fasse acheter par les américains.
Je serais près à passer à un téléphone portable Français sous Linux avec toutes les Applications que nous utilisons.
De plus ils ne payent pas pour utiliser nos installations pour nous fournir « Netflix et autres » que nous, avons payer et devons les payer.