L’écran de l’iPhone 17 n’existerait pas sans ce coup de génie (et de bluff) de Steve Jobs
Si l’écran de votre iPhone est aussi brillant (dans tous les sens du terme), c’est que Steve Jobs n’en a fait qu’à sa tête.
Toute la gamme des iPhone 17 arbore une splendide dalle, baptisée Ceramic Shield 2. Résistante aux rayures, elle bénéficie d’un traitement antireflets aux petits oignons, de l’OLED, de la technologie ProMotion et d’une luminosité de pointe très élevée (jusqu’à 3 000 nits). En bref, un bijou d’orfèvrerie que lui envie toute la concurrence, qui incarne à elle seule la perfection selon Apple.
SI ce verre d’exception existe aujourd’hui, c’est grâce à un partenaire fidèle d’Apple : Corning, le verrier américain qui a conçu tous les écrans des iPhone depuis le premier modèle. Rien ne prédestinait pourtant cette collaboration à voir le jour, et encore moins à s’épanouir. En 2007, un Steve Jobs au sommet de sa verve a dû forcer la main au patron de Corning, persuadé que relancer le Gorilla Glass, un verre mis au point par l’entreprise dans les années 1960, était une très mauvaise idée. Il n’avait jamais trouvé d’application commerciale, mais Jobs voulait en faire l’écran du premier iPhone. Une scène fondatrice que le PDG de Corning, Wendell Weeks, vient de raconter à Fortune, près de vingt ans après les faits.
Le jour où Corning a appris qu’on ne dit pas non à Steve Jobs
Notre histoire commence donc en 2007 ; à cette époque les smartphones n’étaient pas encore dotés d’écran en verre, mais en plastique. Impossible, pour Jobs, que le premier iPhone qu’il allait lancer un peu plus tard soit de ce même matériau. Il voulait le meilleur : du verre, bien plus solide, lisse et digne du téléphone révolutionnaire qu’il s’apprêtait à dévoiler.
Corning n’avait pas encore croisé la route d’Apple au début du XXIᵉ siècle. Lors de la première rencontre entre les deux entreprises, Weeks avait tenté d’intéresser Steve Jobs à une technologie permettant de transformer un smartphone en projecteur. L’idée n’a pas fait long feu et Jobs l’aurait coupé net : « C’est l’idée la plus stupide que j’aie jamais entendue ». Du Jobs tout craché, l’homme n’était pas spécialement reconnu pour ses habiletés sociales dans le privé.
Même si Jobs a rejeté le gadget proposé par Weeks, il avait tout de même flairé le potentiel de Corning. Elle était la seule entreprise capable de concevoir des verres résistants en un temps record, qui pourrait donner corps à son obsession de l’écran parfait.
Quelques semaines plus tard, il rappelle Weeks pour lui demander de produire un verre spécial pour le tout premier iPhone. Le PDG de Corning refuse d’abord : ses ingénieurs jugent le projet impossible à tenir dans les délais. Jobs n’a cependant rien lâché : « Tu sais quel est ton problème ? Tu as peur », lui lança-t-il. Une phrase cinglante l’accusant de manière à peine voilée qu’il bridait ses équipes au lieu de les laisser essayer.
Sous la pression de Jobs, Weeks finit par donner son feu vert. Une petite usine du Kentucky à Harrodsburg, mise à l’arrêt depuis des décennies, voit ses chaînes d’assemblage redémarrer. Quelques semaines plus tard, Corning parvient à produire les premières dalles capables de répondre aux exigences de Jobs. Le matériau était même plus solide que prévu : Jobs avait eu ce qu’il voulait et Apple tenait enfin entre ses mains le verre qui allait protéger son premier iPhone et participer à son design unique.
Le verre qui a survécu à Steve Jobs
Dix-huit ans plus tard, l’intuition de Jobs continue de porter ses fruits. Corning fabrique encore les écrans d’Apple, et la firme de Cupertino vient de miser 2,5 milliards de dollars supplémentaires sur son partenaire. À Harrodsburg, les lignes tournent jour et nuit : la cadence de production va être triplée et de nouveaux emplois vont être créés pour répondre à la demande.
Lorsque vous tenez votre iPhone 17, vous tenez donc aussi entre vos mains un bout de cette histoire. Le Ceramic Shield 2 est, en quelque sorte, l’arrière-arrière-petit-fils du Gorilla Glass, ce verre ressuscité obstinément par Jobs face à un PDG réticent à l’idée d’une production de masse. Même s’il n’a plus grand-chose de commun avec le verre de 2007, il conserve le même ADN industriel : un verre fin, trempé et compressé, dont la résistance est aujourd’hui infiniment plus élevée grâce aux particules de céramique intégrées à sa structure. Même si Jobs n’est malheureusement plus là pour l’admirer, on pourrait presque parier qu’il aurait posé la même question à ses ingénieurs qu’il y a 18 ans : « Êtes-vous certains qu’il résiste réellement aux rayures ? ».
- Le verre des iPhone 17 découle d’un pari risqué mené par Steve Jobs en 2007, lorsqu’il a convaincu Corning de relancer un ancien matériau jugé inutilisable.
- Ce partenariat a donné naissance au premier écran en verre de l’iPhone, amorçant une collaboration industrielle qui se poursuit depuis dix-huit ans.
- Le Ceramic Shield 2 actuel, bien plus sophistiqué, reste l’héritier direct de cette intuition : allier finesse, solidité et exigence absolue.

ETiPhoneMaison
24 octobre 2025 à 20 h 41 min
Le génie c’est ça !.
Gator95
27 octobre 2025 à 15 h 31 min
Un salopard avec ses équipes mais tout de même un sacré bonhomme !