Si on ne fait plus assez de bébés, c’est à cause de l’iPhone (selon cette étude)
Le temps passé sur iPhone a peut-être un impact bien plus profond que prévu sur la société toute entière.
Apple vient de présenter dans iOS 27 de nouvelles protections pour limiter le temps que les enfants passent sur leur iPhone, preuve que la firme à la pomme prend au sérieux les critiques autour de l’addiction aux écrans. Le sujet ne se limiterait cependant pas à la santé mentale des plus jeunes, puisqu’il toucherait aussi directement la natalité dans le monde entier. Deux études américaines publiées en juin 2026 accusent l’iPhone de faire chuter le nombre de naissances à l’échelle planétaire.
L’iPhone comme contraceptif involontaire ?
L’étude qui fait le plus parler d’elle porte un titre volontairement provocateur, que l’on pourrait traduire par « L’iPhone est-il un contraceptif ? ».
L’économiste Caitlin Myers et le chercheur Ezekiel Hooper, tous deux rattachés à l’université de Middlebury, l’ont publiée début juin via le National Bureau of Economic Research. Le taux de fécondité aux États-Unis a chuté de 22 % depuis 2007, sans que les raisons habituellement avancées suffisent à expliquer un recul aussi brutal.

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Les deux chercheurs se sont appuyés sur un détail historique pour isoler le rôle précis de l’iPhone. Entre 2007 et 2011, l’appareil n’était en effet vendu qu’à travers un seul opérateur américain, AT&T, ce qui créait des zones avec accès au smartphone d’Apple face à d’autres qui en étaient privées.
Les comtés où l’iPhone était disponible ont connu une baisse des naissances nettement plus rapide que les autres, surtout chez les 15-24 ans. L’appareil d’Apple expliquerait selon les auteurs entre 33 et 52 % de la chute globale du taux de fécondité chez les femmes de 15 à 44 ans.
Le phénomène qui dépasse les frontières américaines
Une seconde étude publiée en mai 2026 par Nathan Hudson et Hernan Moscoso Boedo, deux économistes de l’université de Cincinnati, confirme que le phénomène n’a rien de spécifiquement américain.
En analysant les données de la Banque mondiale sur 128 pays, ils ont en effet constaté que la baisse du taux de fécondité chez les adolescents s’est accélérée partout dès que les smartphones se sont généralisés, dans des pays aux contextes économiques, sociaux et culturels pourtant très différents.
Le mécanisme décrit par ces chercheurs est finalement assez simple à comprendre. Avec un smartphone dans la poche, vous passez moins de temps en face-à-face avec vos proches, vous sortez moins, les rencontres qui mènent naturellement à des relations se raréfient. Les chercheurs de Middlebury notent par ailleurs que la consommation de contenus pour adultes en ligne a explosé sur la même période, ce qui viendrait en partie remplacer les rapports réels.
Apple a justement présenté lors de la WWDC 2026 plusieurs nouveautés pour mieux encadrer le temps d’écran des plus jeunes sur iPhone, une initiative qui prend un tout autre sens à la lumière de ces résultats.
