Apple Watch : si précise qu’elle est utilisée comme matériel scientifique à Harvard
L’Apple Watch a servi de matériel de mesure pour l’une des plus grandes études sur la ménopause. 94000 données ont été analysées.
l’Apple Watch est un accessoire de santé grand public. Pensé pour surveiller ses données vitales au quotidien, la montre connectée d’Apple dispose d’une solide réputation. Au delà de son OS fluide et rapide ou de son intégration parfaite dans l’écosystème d’Apple, la montre connectée dispose de capteurs de santé haut de gamme, offrant des données d’une précision médicale.
Il ne s’agit pas ici d’un argument commercial, mais d’une réalité scientifique. L’Apple Watch est assez précise pour être utilisée par des chercheurs pour leurs études. C’est exactement ce que vient de faire une équipe de scientifiques mené par Shruthi Mahalingaiah. Ils travaillent dans de prestigieux laboratoires, dont le centre médical de l’université d’Harvard.
Leur étude s’est concentrée sur l’impact de la ménopause sur le sommeil des femmes. Ils ont analysé 94 000 nuits provenant de 338 femmes âgées de 29 à 59 ans. Leur conclusion est sans équivoque. Les femmes ont passé plus de temps éveillé «durant les 12 mois qui ont précédé et les 12 mois qui ont suivi la dernière période menstruelle.»
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Prédire l’arrivée de la ménopause ?
L’étude va plus loin en assurant pouvoir «prédire» l’arrivée de la ménopause en analysant simplement les données de sommeil des participantes. Ainsi 60% des femmes ayant participé à cette étude ont présenté une augmentation de leur WASO (temps d’éveil pendant la nuit) dans les 18 derniers mois avant leur période finale. L’augmentation était en moyenne de 7% avec une grande disparité d’une femme à l’autre (entre 3 et 15%).
Au delà des données de sommeil, les participantes ont été questionnées sur leur quotidien. 82% d’entre elles ont ainsi reconnu avoir eu des bouffées de chaleur ces derniers mois, un symptôme très courant de la ménopause. 68,1 % des sondées se sont jugées plus irritables que par le passé alors que 65,7 % parlent d’épuisement mental. Dans les mêmes proportions, les femmes interrogées auraient ressenti une baisse de leur libido.
Une étude majeure
Comme beaucoup trop de caractéristiques spécifiquement féminine, la ménopause est aujourd’hui peu étudiée et mal-connue par le monde scientifique. Longtemps reléguée au simple rang de «changement hormonal», elle est, grâce à cette étude, prise au sérieux. Avec ces données les chercheurs assurent pouvoir mieux comprendre les mécanismes en jeu lors de la ménopause mais aussi de la pré ménopause. En comprenant mieux les réactions des corps des femmes, les scientifiques espèrent pouvoir les aider au mieux dans cette phase de leur vie.
