Apple alerte : ces 5 accusations menacent la sécurité sur iPhone
Apple répond point par point aux accusations.
En mars dernier, le Département de la Justice américain (DOJ) a lancé une procédure judiciaire contre Apple, l’accusant de pratiques anticoncurrentielles. Cette plainte de 88 pages pointait notamment du doigt plusieurs aspects de l’écosystème Apple que vous utilisez peut-être au quotidien. Parmi les griefs, on retrouve le blocage des services de streaming cloud, la limitation des « super applications », ou encore le maintien d’iMessage comme exclusivité iPhone. Ce dernier point n’est d’ailleurs plus un problème avec l’arrivée du RCS sur iPhone dans iOS 18.
L’action à l’encontre d’Apple a rapidement été suivie par trois recours collectifs déposés par des consommateurs en Californie et dans le New Jersey. Depuis, Apple prépare sa réponse officielle, qui vient enfin d’être dévoilée. La firme n’a pas fait dans la demi-mesure pour contester ces accusations qu’elle juge infondées.
Les accusations détaillées du DOJ

© Unsplash / Tim Mossholder
La justice américaine cible cinq aspects spécifiques de l’écosystème Apple. Premièrement, elle accuse la firme d’étouffer le développement des « super apps », ces applications tout-en-un qui regroupent plusieurs services. Le DOJ reproche également à Apple de bloquer les services de cloud gaming, empêchant ainsi les joueurs d’accéder à des catalogues de jeux via le streaming.
Le troisième point concerne les applications de messagerie tierces, qu’Apple dégraderait volontairement pour maintenir la position dominante d’iMessage. Les deux derniers griefs touchent aux montres connectées d’autres fabricants, dont les fonctionnalités seraient limitées, et aux portefeuilles numériques tiers qui ne peuvent pas utiliser la technologie tap-to-pay de l’iPhone comme Apple Pay.
La défense point par point d’Apple
Apple réfute catégoriquement ces allégations. Pour les « super apps », la firme affirme que ses règles les autorisent et les soutiennent déjà. De nombreuses applications de ce type existent d’ailleurs sur l’App Store. Concernant le cloud gaming, Apple souligne que ces services sont autorisés tant sur le web que directement dans l’App Store.
Pour les applications de messagerie tierces, la firme rappelle qu’elles sont largement disponibles et très populaires sur iPhone, sans compter l’arrivée du RCS dans iOS 18.
Apple affirme que les montres connectées d’autres marques peuvent quant à elles facilement se connecter à l’iPhone et partager des données via une application compagnon. Enfin, concernant les portefeuilles numériques, Apple défend avoir développé un mécanisme qui protège avant tout les utilisateurs.
Un danger pour l’innovation selon Cupertino
Si cette plainte aboutissait, elle « réduirait le choix des consommateurs et éroderait la concurrence » selon Apple. L’entreprise considère que ces accusations ciblent arbitrairement ses choix de conception et menacent les avantages en matière de confidentialité et de sécurité que les utilisateurs apprécient sur iPhone.
Dans son document, Apple va plus loin en affirmant que cette action en justice « pourrait créer un dangereux précédent » en donnant au gouvernement américain un contrôle excessif sur la conception des technologies. La firme défend ses choix délibérés dans chacun des cinq domaines contestés, affirmant qu’ils visent à optimiser l’expérience utilisateur et non à détruire la concurrence ou à empêcher les utilisateurs de changer de smartphone.
