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iPhone : Apple juge les règles de l’UE contradictoires

Bruxelles se fait incendier par la firme à la pomme.

Publié le

 
Union européenne règlementation apple dma dsa min
© Dall-E x iPhon.fr

Depuis deux ans, l’Union européenne impose à Apple un double cadre réglementaire. Le Digital Markets Act (DMA), d’un côté, cherche à forcer l’ouverture des écosystèmes fermés pour favoriser la concurrence. Le Digital Services Act (DSA), de l’autre, veut renforcer la protection des utilisateurs sur les plateformes numériques. Deux textes qui, sur le papier, poursuivent des objectifs complémentaires, mais qui créent en pratique des tensions de plus en plus visibles.

Dans une récente lettre ouverte adressée à la Commission, la marque accuse Bruxelles de contradictions profondes. Apple affirme que les demandes du DMA l’obligent à affaiblir certaines protections, tandis que le DSA lui reproche ensuite ces faiblesses.

L’Europe exige tout et son contraire

iPhone App Store (2)

© Unsplash / James Yarema

D’après Apple, l’Europe lui impose des changements qui augmentent les risques pour les utilisateurs. Le DMA l’a contrainte à autoriser les développeurs à créer des liens vers des sites ou magasins d’apps tiers, y compris pour les paiements. Cela revient à ouvrir des portes que la firme ne peut plus contrôler, avec, à la clé, une hausse des fraudes et des arnaques en dehors de l’App Store.

Cette ouverture limite aussi la portée de ses propres outils de sécurité. Apple cite par exemple les fonctions de contrôle parental ou de modération des contenus, qu’elle ne peut plus appliquer une fois les utilisateurs redirigés vers des plateformes tierces.

Pendant qu’elle met en œuvre ces nouvelles obligations, Apple reçoit dans le même temps de nouveaux courriers de la Commission lui reprochant… de ne pas assez protéger ses utilisateurs. Dans ces demandes d’information, l’Europe l’interroge sur la diffusion de contenus frauduleux, et sur l’absence de mesures suffisantes pour garantir la sécurité des mineurs. Deux critiques fondées sur le DSA, qui semblent ignorer les contraintes imposées par le Digital Markets Act.

Apple contre-attaque dans un contexte tendu

Dans sa lettre, Apple ne se contente pas de souligner une incohérence. Elle accuse ouvertement la Commission de mener une stratégie de diversion. Selon elle, ces nouvelles demandes en matière de sécurité seraient une façon cynique de détourner l’attention des conséquences réelles de l’ouverture imposée par le DMA. Pour Apple, les failles évoquées par le DSA découlent directement des obligations réglementaires européennes.

La firme explique qu’elle a dû retirer certains garde-fous qui limitaient jusqu’ici les risques de fraude. Par exemple, elle ne peut plus filtrer efficacement les liens sortants ni surveiller les contenus proposés par les plateformes concurrentes. Cela complique fortement la lutte contre les escroqueries, notamment dans les domaines sensibles comme les services financiers. Si vous installez une app frauduleuse depuis une boutique tierce, il est probable qu’Apple n’ait aucun moyen d’en être informée ni d’agir.

Autre point de tension, la protection des mineurs. Apple affirme que les nouvelles règles empêchent la mise en place de filtres ou d’outils adaptés lorsqu’un contenu transite en dehors de l’écosystème Apple. Dans le même temps, la Commission lui reproche de ne pas garantir un niveau de sécurité suffisant pour les enfants. Une contradiction flagrante selon Cupertino, qui rappelle avoir investi des milliers d’heures pour respecter les nouvelles exigences tout en maintenant un haut niveau de protection.

D’un côté, l’Union veut casser le monopole d’Apple pour donner plus de liberté aux développeurs. De l’autre, elle lui reproche que cette liberté mette en péril la sécurité des utilisateurs.

Une situation absurde, qui pousse désormais Apple à retirer certaines fonctionnalités de ses appareils pour éviter de contrevenir aux règles.

i-nfo.fr - App officielle iPhon.fr
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Par : Keleops AG
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1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Gator95

    26 décembre 2025 à 17 h 24 min

    Et si l’Europe s’occupait un peu de ses fesses et faisait le ménage chez elle avec par exemple l’examen approfondie des activités de sa présidente reine du clientélisme.

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