Cette nouveauté Tinder risque de surprendre dès l’inscription
Fini les faux profils ?
Alors que deux applications de rencontre étaient bannies de l’App Store il y a quelques jours, pour des raisons de sécurité, le leader incontesté en la matière Tinder prend un tout autre chemin. Dès cette semaine, un changement concret s’applique à l’ouverture de l’application.
Un selfie vidéo imposé dès la création du compte
Le dispositif s’appelle Face Check. Il oblige à enregistrer une courte vidéo de votre visage sous plusieurs angles afin de vérifier que les photos de votre profil vous appartiennent bien. Une fois le scan validé, la vidéo est supprimée selon Tinder.

© 9to5Mac x Match Group
L’application garde ensuite une version chiffrée de votre visage pour vérifier vos futures photos et repérer les faux comptes. Elle ne passe pas par Face ID, tout se fait avec les images capturées depuis Tinder.
Le nouveau système de vérification est pour le moment réservé aux États-Unis, mais il est fort probable qu’il arrive en France dans les prochains mois. Le contraste avec les retraits récents d’apps concurrentes est évident. Là où certains services ont ignoré les alertes, Tinder renforce ses contrôles pour prévenir les dérives.
Un coup de pression contre les faux profils
Face à la multiplication des arnaques, Tinder veut bloquer les bots, les usurpations et les comptes multiples. Yoel Roth, responsable de la sécurité chez Match Group (maison mère de Tinder), affirme que cette mesure est l’une des plus efficaces qu’il ait vues en quinze ans de carrière.
Jusqu’ici, la vérification par selfie vidéo était proposée dans six pays, dont le Canada, l’Australie, l’Inde, la Colombie et plusieurs pays d’Asie du Sud-Est. Elle devient désormais obligatoire pour tous les nouveaux inscrits aux États-Unis. Une première pour Tinder, qui amorce ainsi un changement de stratégie à plus grande échelle.
Tinder durcit l’entrée pour limiter les dérives, tout en promettant une gestion encadrée des données. Ce virage s’inscrit dans une tendance plus large où la généralisation des vérifications d’identité semble se renforcer sur internet. Il ne serait pas étonnant que cela arrive rapidement en Europe.
