L’opérateur du groupe Iliad pourrait donc, si le rachat a lieu, passer de 51 à 600 boutiques grâce à l’opération, soit un boost important pour sa présence pignon sur rue.

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Toujours selon Europe1, Free pourrait aussi reprendre les 2 000 salariés de ces boutiques, ce qui le ferait passer de 6 000 employés à 8 000, là encore, une grande marche à franchir.

Alors que le concept de Free mobile lancé en 2012 était justement de se passer de magasins physiques pour limiter les coûts et rester agressifs sur les prix, voilà donc que la politique de la maison semble prendre une autre tournure, à l’aube d’un retour, en France, à 3 grands opérateurs mobiles. Mais peut-être est-ce bien là le prix à payer pour tenir tête aux concurrents que sont SFR-Numéricâble et peut-être bientôt Orange-Bouygues ?

Concernant antennes et fréquences, Xavier Niel serait aussi intéressé, quant à SFR-Numéricâble, ce sont les clients fixes et mobiles que l'opérateur aimerait récupérer, au point d’être prêt à payer 4 milliards d’euros pour cela.

Selon le planning établi, demain serait donc le jour J pour finaliser l’accord.


*Mis à jour le 31 mars : Il semblerait que la valorisation de l’opération soit toujours terrain à désaccord entre les différents acteurs, dont l’État. Bouygues valorise sa section Telecom à 10 milliards d’euros, quand l’État, actionnaire majoritaire d’Orange trouve cela trop élevé. Ce dernier aimerait garder sa position de force dans les actifs de l’opérateur historique (23%) alors que Martin Bouygues demande à récupérer entre 10 et 15% de part, ce qui est inacceptable aux yeux de l’État.

L’autre point d’incertitude reste la répartition des actifs de Bouygues (antennes, fréquences, clients, etc.) entre SFR et Free. Alors que ces derniers se seraient a priori mis d’accord, pour le moment, cela ne garantit en rien le feu vert de l’Autorité de la concurrence.

Affaire à suivre !

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