L’UE s’attribue le mérite du travail d’Apple à l’international
Bruxelles revendique les nouveaux changements d’iOS 26.3 comme une victoire du DMA.
En mars dernier, la Commission européenne publiait une liste précise de fonctionnalités qu’Apple devait intégrer à iOS avant la fin de l’année. Parmi elles figuraient l’ouverture des notifications aux montres tierces et un système simplifié de migration vers Android.
Le 10 décembre, Apple et Google annonçaient travailler ensemble pour faciliter ces transferts entre plateformes. Bruxelles s’en était immédiatement attribué le mérite dans une déclaration à 9to5Mac, en insistant sur l’efficacité du DMA.
Depuis, Apple a déployé ces nouveautés dans la bêta d’iOS 26.3, ce qui donne à la Commission européenne une nouvelle occasion de s’approprier les changements effectués par Cupertino. Cette fois, elle le fait dans les colonnes du Wall Street Journal, l’un des journaux les plus lus au monde.
La Commission revendique les nouveautés d’iOS 26.3
Dans une déclaration transmise au Wall Street Journal, la Commission européenne affirme que la version bêta d’iOS 26.3 marque une nouvelle victoire pour le Digital Markets Act. Elle précise que deux des ajouts introduits par Apple sont directement liés à son enquête ouverte en mars dernier.
Un porte-parole de l’institution déclare que « le DMA crée de nouvelles opportunités pour les développeurs qui souhaitent proposer des produits et services innovants en Europe ». Il ajoute que cette mise à jour représente « une nouvelle étape vers un écosystème numérique plus interconnecté, au bénéfice de tous les citoyens de l’UE ». Des propos qui font directement écho à ceux tenus début décembre auprès de 9to5Mac.
Une stratégie de communication assumée
La Commission ne se contente pas de saluer les changements mais insiste sur leur origine. Selon elle, l’ouverture d’iOS à des appareils concurrents est une conséquence directe du cadre imposé par le DMA.
Il est vrai que certaines fonctionnalités d’ouverture n’auraient sans doute jamais vu le jour sans le DMA, et pour certaines, cela aurait d’ailleurs sans doute été préférable. Concernant la simplification des transitions entre Apple et Android, il s’agit de mesures que les deux entreprises auraient conjointement pu développer sans l’intervention de Bruxelles.
Les deux entreprises ont par exemple cocréé une norme pour que les alertes contre les trackers GPS non désirés fonctionnent à la fois sur iOS et Android. Il s’agissait d’un effort volontaire, sans lien avec une obligation légale, visant à améliorer la sécurité pour tous les utilisateurs.
