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La banque mobile N26 souffre (mais s’adapte) à la crise

Les actionnaires de N26 remettent 100 millions de dollars pour soutenir la néo-banque.

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Comme toutes les néo-banques, le modèle économique de N26 montre ses limites depuis le début de la crise. Ces dernières se rémunèrent sur le volume de transactions réalisées par leurs clients, grâce à des partenariats avec Mastercard et Visa. Manque de chance, celui-ci est en chute libre depuis le milieu du mois de mars.

Les actionnaires lui donnent de l’air

Il y a quelques jours, la première néo-banque – Bo – a annoncé devoir fermer ses portes. Ses homologues plus connues ont également du tailler dans les coûts. Revolut a proposé à ses salariés d’être payés en actions de la société, tandis que N26, Monzo et Starling Bank ont été obligés de recourir au chômage partiel.

Après avoir levé 300 millions de dollars en 2019, N26 vient d’obtenir un peu d’air de la part de ses actionnaires : la néo-banque allemande vient d’annoncer avoir pu étendre son précédent tour de table de 100 millions de dollars en plus – pour une valorisation équivalente (3,5 milliards de dollars). N26 peut donc souffler, et cet argent frais lui permettra sans aucun doute de passer l’année entière, même au ralenti.

Le  responsable des marchés allemand, autrichien et suisse, Georg Hauer, a confié que la banque mobile avait pris un maximum de précautions pour dépenser chaque euro de manière intelligente, et ainsi durer le plus longtemps possible. Le General Manager France de N26, Jérémie Rosselli, expliquait à Presse-citron que la société avait « mis en pause l’achat de média en extérieur » pour se focaliser sur le digital.

5 millions de clients

La néo-banque N26 a réalisé un parcours sans faute jusqu’à présent. Avec plus d’un million de clients en France, et 5 millions en Europe, elle se positionne comme un acteur incontournable du paiement. James Fitzgerald, responsable de l’investissement dans N26 chez Valar Ventures se veut optimiste et n’a pas hésité à soutenir la jeune pousse dans cette période : « N26 n’est qu’au début de son histoire menant à la transformation de l’industrie bancaire dans le monde entier ».

Plutôt que de regarder le verre à moitié vide, N26 préfère rester optimiste et voir les points positifs de la crise. Le nombre d’ouvertures de compte n’est pas en chute libre, et le profil des nouveaux usagers a légèrement évolué. Désormais, l’application mobile voit une clientèle plus âgée s’intéresser à son service, « par curiosité ». Elle espère réussir à les fidéliser sur la durée avec un outil bancaire simple à utiliser.

Sans surprise, le paiement sans contact – que ce soit par carte ou via Apple Pay – explose partout en Europe. Ces deux solutions de paiement sans contact physique ont largement pénalisé l’utilisation des espèces depuis le début de la crise sanitaire.

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