Cet ingénieur devait s’occuper de ses parents, mais il a volé Apple
La firme à la pomme porte plainte contre son ex-ingénieur qui a rejoint un concurrent.
Début août, plusieurs employés de TSMC ont été arrêtés pour avoir tenté de voler les plans des futures puces destinées à l’iPhone 18. L’affaire, révélée par les autorités taïwanaises, a mis en lumière les risques croissants d’espionnage industriel autour des produits Apple.
Trois semaines plus tard, une autre plainte secoue les projets de la firme à la pomme. Cette fois, Apple accuse un ancien ingénieur d’avoir transmis à Oppo des informations confidentielles liées à l’Apple Watch. Si vous utilisez une montre connectée à la pomme, vous savez sans doute qu’elle embarque plusieurs capteurs de santé. Ce sont justement ces éléments que la marque cherche ici à protéger, dans un climat de plus en plus tendu avec la Chine.
Un comportement suspect juste avant son départ
Chen Shi a travaillé chez Apple de 2020 à 2025, avec un rôle clé dans l’architecture des capteurs. Il a officiellement quitté l’entreprise pour s’occuper de ses parents en Chine, mais la plainte d’Apple affirme autre chose. Il aurait selon Cupertino déjà accepté un poste chez Oppo avant même son départ, et aurait profité de ses derniers instants dans l’entreprise pour dérober des données sensibles.
Trois jours avant de rendre son badge, il a copié 63 fichiers sur une clé USB, consulté des tutoriels pour effacer son MacBook et assisté à plusieurs réunions techniques. Vous utilisez peut-être l’Apple Watch pour suivre votre rythme cardiaque : c’est justement cette fonction qu’il aurait ciblée, en promettant à Oppo de collecter un maximum d’informations sur le sujet.
Oppo nie toute implication !
L’entreprise chinoise affirme avoir examiné les faits et n’avoir trouvé aucun lien avec le travail de Chen Shi chez elle. Oppo dit respecter la propriété intellectuelle des autres sociétés, dont Apple, et se dit prête à coopérer avec la justice américaine. Apple réclame l’interdiction pour Oppo d’utiliser les données collectées, ainsi que des dommages-intérêts et des sanctions.
On pourrait croire que ces affaires restent isolées, mais ce n’est pas la première fois que la firme est trahie par ses propres ingénieurs.

