La publicité ciblée dans les iPhone, nouvel outil de surveillance massif ?
Les publicités dans nos appareils en disent beaucoup plus sur qui nous sommes qu’on ne le pense.
Dans la grande guerre des données personnelles, les publicités ciblées se trouvent en général en bout de chaîne. Ce sont grâce aux données collectées par des entreprises qu’elles existent. Mais depuis quelques années, elles sont aussi une ressource pour l’Adint (Advertising Intelligence).
Cette nouvelle méthode de surveillance, utilisée par des sociétés privées, permet de connaître les déplacements d’un individu, seulement grâce aux publicités qui s’affichent sur son smartphone. Une pratique encore peu encadrée, qui soulève évidemment mille et une questions autour de la vie privée des utilisateurs.
Des entreprises proposent donc des services d’Adint. Ils promettent de récupérer un maximum de données personnelles sur un utilisateur, simplement à partir des informations disponibles sur les plateformes de marché publicitaires. En temps normal, ces datas auraient servi à vous vendre un produit, avec une annonce personnalisée.
Mais aujourd’hui, elles servent aussi à vous surveiller. Une des sociétés pionnières dans ce domaine assure même réussi à faire sauter tout anonymat autour des données publicitaires.Un autre, experte dans l’art de localiser les utilisateurs, prétend avoir une marge d’erreur de seulement 8 mètres.
Que dit la loi ?
Face à de telles pratiques, l’esprit de la loi est formel : c’est illégal. Mais quand on regarde les textes de plus près, c’est beaucoup plus flou. En donnant leur consentement, les utilisateurs acceptent d’une certaine façon que leurs données soient utilisées par des tiers. La loi ne précise pas nécessairement le cadre de cette utilisation.
Du côté des services de renseignement, l’Adint fait partie des nouvelles techniques de surveillance numérique. Plus discrète qu’un malware, elle permet d’avoir des résultats similaires. Alors pour avoir toujours plus d’informations sur leur cible, certaines entreprises vont encore plus loin.
Elles construisent de fausses publicités avec des logiciels espions installés à l’intérieur. Basées en Israël, aux États-Unis et en Europe dans de rares cas, ces sociétés profitent aujourd’hui d’un laisser-faire juridique pour récupérer des montagnes de données sur des utilisateurs.

music2105
26 janvier 2026 à 12 h 03 min
Il ne manque pas quelque chose dans le texte ??
. Une des sociétés pionnières dans ce domaine assure même AVOIR. réussi à faire sauter tout anonymat autour des données publicitaires
depuis quand un journaliste ne se relit pas avant de publier ??????