La charge rapide : est-ce un danger pour la batterie de nos iPhone ?
Cela concerne la batterie du téléphone à la pomme.
Sur iPhone, la santé de la batterie est suivie de près par de nombreux utilisateurs. Dans les réglages, une simple ligne indique le pourcentage de capacité restante. Plus ce chiffre baisse, plus l’appareil devient vulnérable aux ralentissements, aux arrêts inopinés, ou à une baisse brutale de performance.
Cette usure est directement liée au nombre de cycles de charge, un élément que chacun peut consulter et qui soulève toujours les mêmes questions, auxquelles on tente de répondre petit à petit sur iPhon.fr.
On sait par exemple déjà que limiter chaque charge à 80 % permet de ralentir légèrement l’usure. Une étude menée par Macwelt sur plus de cent iPhone avait confirmé cette piste, avec un écart mesurable entre les appareils limités et ceux chargés à 100 %. D’autres s’interrogent sur l’impact du MagSafe, cette recharge sans fil pratique mais souvent accusée de faire chauffer l’appareil et de dégrader plus vite la batterie.
Reste une autre interrogation tout aussi fréquente : est-ce que la charge rapide abîme plus la batterie qu’un chargeur classique ? C’est justement ce qu’a voulu vérifier le vidéaste HTX Studio, avec un test indépendant mené sur 40 smartphones pendant 167 jours.
La charge rapide est elle mauvaise pour la batterie ?
L’expérience s’est déroulée en trois phases. La première, entièrement manuelle, s’est rapidement heurtée à ses limites. À force de vider les batteries à la main et de tout recharger manuellement, il était impossible d’obtenir des données fiables. La deuxième tentative, cette fois automatisée avec des relais et une app sur mesure, a fini par échouer à cause de crash répétés.
Il aura fallu attendre une troisième version, bien plus robuste, pour enfin obtenir un protocole stable. Quarante téléphones, un robot de clics, une app de décharge continue et 167 jours de tests ininterrompus ont permis d’aller au bout.
Au terme de cette longue phase de test, les résultats sont tombés. Sur iPhone, les modèles en charge lente ont perdu en moyenne 11,8 % de leur capacité initiale, contre 12,3 % pour ceux chargés rapidement. L’écart est donc limité à un demi-point, soit une différence négligeable à l’usage. Côté Android, la tendance s’inverse légèrement, avec 8,5 % de perte pour la charge rapide contre 8,8 % pour la lente, ce qui confirme que la vitesse de charge n’a pas d’effet significatif sur la dégradation à long terme.
La limite à 80 % fonctionne, mais sans miracle
Le vidéaste a également testé un autre scénario, basé sur une charge partielle. Un groupe d’iPhone était configuré pour rester entre 30 et 80 %, sans jamais atteindre les extrêmes. Ce protocole affiche les meilleurs résultats, avec environ 4 points de capacité conservés en plus par rapport à une charge complète. C’est un gain réel, confirmé aussi bien par l’étude Macwelt que par plusieurs témoignages.
Certains utilisateurs ayant activé cette limite pendant un an disent avoir constaté une usure réduite de 2 %. D’un côté, certains estiment que cet écart reste trop faible pour renoncer aux 100 % d’autonomie. De l’autre, ceux qui gardent leur iPhone pendant plusieurs années considèrent que ces quelques pourcents peuvent faire la différence à long terme.
Si vous voulez aller plus loin, on a listé six gestes simples pour prolonger la durée de vie de votre batterie. L’un d’eux est souvent oublié, alors qu’il peut changer pas mal de choses.
