Le jailbreak, c’est le fait de remplacer le Firmware de l’iPhone (son logiciel interne), par une version modifiée qui permet d’utiliser des logiciels qui n’ont pas été approuvés par Apple, comme notamment les logiciels permettant de desimlocker l’iPhone (le rendre compatible avec tous les réseaux).

Il y a une semaine environ, l’organisation nommée ‘EFF’ pour Electronic Frontier Foundation) a déposé une requête auprés des autorités Américaines de gestion compétentes pour réclamer un ‘droit au jailbreak‘ et plus largement une plus grande ‘ouverture’ du terminal mobile d’Apple. Cette requête vient juste de recevoir le support de Skype et de Mozilla.

Rappellons que fort logiquement, une telle requête d’autoriser le jailbreak (ou ne pas pouvoir poursuivre les développeurs de telles solutions) n’est pas du tout souhaitée par Apple, qui en a profité pour indiquer les raisons. Un article très complet revient sur cette longue discussion entre les deux parties, voici quelques uns des arguments d’Apple:

  • L’OS de l’iPhone est basé sur une ‘chaîne de confiance‘ : le ‘bootloader’, premier programme executé au démarrage, est vérifié par signature numérique avant son chargement. Celui-ci vérifie ensuite l’intégrité de l’OS avant son chargement. Ensuite, les applications sont également vérifiées par signature numérique avant chargement et execution, s’assurant que seules celles validées par Apple sont utilisées sur le téléphone.
  • Le jailbreak vient mettre en ‘danger’ cette chaine de confiance, en autorisant des programmes potentiellement dangereux (volontairement ou involontairement) pour le téléphone (surchauffe) ou pour le réseau de téléphonie (sucharge). Le jailbreak peut potentiellement ouvrir la porte à des virus
  • Le fait de changer l’OS de l’iPhone peut rendre (on l’a vu dans le passé) la mise à jour de l’iPhone problématique, pouvant aller jusqu’à le bloquer, générant alors des couts en support et en image pour Apple
  • Selon Apple, la firme à la pomme n’est pas la seule à avoir prévu des systèmes de validation logiciels, Google avec Android l’a fait aussi. (NDLR : mais à la différence d’Apple, tous les logiciels sont acceptés sur Android, là ou Apple empêche certains programmes de fonctionner sur l’iPhone en posant certaines restrictions, pas de logiciel de navigation routière vocale sur l’AppStore par exemple, même si des navigateurs alternatifs sont trouvés sur l’AppStore depuis peu)
  • Apple empêche par son mécanisme de validation des applications, celles à caractères racistes ou pornographiques
  • Le mécanisme de signature des applications vise à lutter contre le piratage de logiciels iPhone, créant ainsi un véritable marché pour les développeurs, permettant d’offrir aux utilisateurs une grande variété de logiciels

Le ‘bureau du copyright’ devrait rendre son jugement sur cette requête de l’EFF et sur les réponses d’Apple en Octobre.

Certains des arguments ci–dessus sont bien entendu très justifiés, mais au delà de ceci, la question qui devrait être posée est plutôt de savoir pourquoi le jailbreak est-il pratiqué ? La raison, a 99% en est à mon avis le fait que certains logiciels ne sont pas autorisés par Apple, via des restrictions sur le SDK ou par simple choix. Un des meilleurs exemples est l’absence de logiciel permettant de filmer alors que cela est possible sur un iPhoen jailbreaké (cycorder), mais d’autres exemples peuvent être trouvés comme l’interdiction pour les développeurs de pouvoir interagir avec certaines parties de l’interface (présenter les rendez vous à venir sur la page d’accueil de l’iPhone apr exemple n’est pas possible sur l’iPhone, sauf en version jailbreaké, là ou c’est une fonction de base de Windows Mobile).

Alors, peut-être que ces discussions, ces problèmes potentiels de support engendrés par le jailbreak pourraîent disparaitre avec une plus grande flexibilité accordée aux développeurs ?

Tout comme le nombre de personnes ayant jailbreaké a considérablement diminué en nombre dès que les applications (au départ refusées !) ont été officialisées par Apple, à l’été 2008.

Enfin, le principe de validation des applications a tout de même un aspect potentiellement limitant pour les développeurs, qui vont contre l’argument selon lequel la validation d’Apple et l’AppStore permet une grande richesse d’application, c’est le fait que le couperet interdisant votre logiciel peut tomber après des mois de développement … Quelle société est prête à prendre ce risque ?

Vous avez surement des avis sur ces questions, à vous les commentaires, bien entendu de manière modérée et constructive pour que les échanges restent plaisants 😉

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