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Concurrence

Législation de la concurrence : l’Europe est loin d’en avoir fini avec Apple

La firme à la pomme va devoir continuer à investir de grosses sommes pour son lobbying auprès de notre continent. De nouvelles décisions judiciaires pourraient être prises à son encontre dans les mois qui viennent.

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Europe
© Christian Wiediger

Cette semaine, le New York Times a décidé d’interviewer une protagoniste de choix dans l’affaire Apple contre la Commission européenne. J’ai nommé : Margrethe Vestager. La Danoise, membre du Parti social-libéral de son pays, est en charge des investigations qui visent Cupertino. Diplômée de l’Université de Copenhague, elle s’illustre aujourd’hui par… Sa ténacité.

Alors même que les dernières nouvelles de l’histoire qui se comptent en milliards démontraient déjà sa détermination, l’ancienne ministre de l’Économie de l’Intérieur affirme vouloir continuer à combattre sans relâche son opposante californienne. Toujours au sujet de son positionnement proche du monopole dans certains domaines. Explications.

Un problème à plus grande échelle ?

Selon Vestager, si la question de l’amende qu’Apple doit régler est encore en suspens, celle de la conséquence de ses actes n’a pas encore été éclaircie. En effet, il y a encore nombre d’entreprises qui profitent du même schéma d’évasion fiscale : Linkedin, HubSpot ou encore Google facturent tous leurs clients avec un siège irlandais. Les impôts y sont… Plus « cool ».

En choisissant de légiférer les taxes en Europe, la femme politique pourrait ainsi signer un changement drastique qui serait synonyme de jurisprudence. De là à supposer que les autres sociétés profitant de la même stratégie soient attaquées par la Commission européenne, il n’y a qu’un pas.

Ce qu’on reproche encore à Apple

S’il ne fallait retenir qu’une seule phrase de l’interview, ce serait celle-ci : “You would never accept a football match where the one team was also being the referee”. Comprenez que quand Spotify se plaint d’être victime de la politique tarifaire de l’App Store, c’est justifié. En effet, sachant que le constructeur de l’iPhone développe une application concurrente, désormais disponible pour le B2B, on peut douter de son impartialité.

Mauvaise nouvelle pour Apple : les États-Unis semblent d’accord avec ces affirmations… À suivre.

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Par : iLGMedia
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3 Commentaires

3 Commentaires

  1. Jey (posté avec l'app i-nfo.fr V2)

    22 novembre 2019 à 14 h 30 min

    Mouais… autant j’aime l’Europe, autant je défend les combats contre les monopoles, mais donner comme exemple les tarifs de Spotify via l’AppStore pour justifier une attaque contre Apple (alors que c’est un faux problème), je me permet de douter de son impartialité à elle.
    Que l’Europe s’attaque en priorité à Google et Amazon, et on en reparlera.

  2. Lecteur-1569928572 (posté avec l'app i-nfo.fr V2)

    22 novembre 2019 à 23 h 51 min

    Apple n’a rien d un monopole. Apple est une référence. C est différent !

  3. Jey (posté avec l'app i-nfo.fr V2)

    23 novembre 2019 à 0 h 51 min

    Exactement, Apple n’est pas du tout en position de monopole… 10% du marché des ordinateurs, à peine 12% des smartphones.
    Google touche peut-être a moins de domaines qu’Apple, mais est présent dans pratiquement tous les foyers, que ce soit à travers son moteur de recherche, son service de mails ou YouTube… là il y a monopole !

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