Déballage

Si l’objet est complètement rond, la boite l’est presque autant. Le Shine arrive en effet au centre d’un grande boîte en plastique qui, une fois ouverte, laisse entrevoir son contenu.

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Côté contenu justement, pas de fioritures. On trouve simplement, la pile qui permet d’alimenter le capteur, un petit outil sur lequel nous reviendrons un peu plus bas, et deux accessoires qui permettent d’accrocher le Shine au poignet ou sur les vêtements. Ces derniers sont en plastique noir, ni beau ni moche. A noter, d'autres accessoires plus esthétiques sont en vente sur le site du fabricant.

À l’arrière de la partie qui maintient le Shine en place, quelques schémas expliquent la marche à suivre pour retirer le capteur et installer la pile.

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Mise en route

Une fois déballé, reste à mettre l’objet en marche. En bon geek que je suis, je n’ai pas été surpris de ne pas trouver de notice à l’intérieur de la boîte. J’avais d’ailleurs pris soin, avant même de recevoir le capteur, de télécharger l’appli associée pour être prêt.

Première étape, mettre la pile en place. Pour cela, rien de plus simple, un petit outil est fourni. Il ne reste plus qu’à l’insérer dans l’encoche prévue sur le capteur pour l’ouvrir et y déposer la pile en faisant bien attention de respecter la polarité. Vous voilà tranquille pour 4 à 6 mois selon le fabricant.

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Deuxième étape : direction l’application. Une fois la pile en place, et l’appli lancée, l’accessoire est reconnu automatiquement. Pour information, le Shine se connecte à l’iPhone en Bluetooth 4 et n’a aucune incidence sur l’autonomie du smartphone.

On est ensuite invité à poser le capteur sur l’écran de l’iPhone pour attendre que la mise à jour du firmware se fasse. Cela ne prend pas plus de quelques secondes et la solution choisie par Misfit avec les cercles qui viennent souligner le capteur est même plutôt élégante. Jugez par vous-même :

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Maintenant que tout est en place, voyons comment s’utilise capteur :

À quoi ça sert ?

Shine est un petit capteur qui a pour objectif de mesurer le mouvement de jour comme de nuit. Grâce aux accessoires qui sont fournis, il peut être porté au poignet ou sur les vêtements. Cela dépendra de la situation ou de l’envie de l’utilisateur, mais nous aurons l’occasion d’y revenir.

Très léger, le bracelet se fait très rapidement oublier pour deux raisons. La première : comme il fonctionne à pile et non avec une batterie, il ne faut pas le recharger. L’autonomie annoncée est de 4 à 6 mois. Si je dois bien avouer que j’étais sceptique sur ce point, il faut être honnête, cela apporte un réel confort d’utilisation.

Autre point important, Shine est complètement étanche, pas besoin de l’enlever sous la douche, dans le bain ou même à la piscine. À vrai dire, Shine ne quitte jamais mon poignet à une seule exception près : lorsque j’enfourche mon vélo.

Contrairement à d’autres, Shine ambitionne de mesurer l’activité physique au-delà de la simple course. Ainsi, le footing est bien évidemment répertorié dans l’appli mais c’est également le cas de la natation, du basket, du football ou du tennis et même du vélo. Pour ce dernier, il est conseillé de porter le capteur au niveau de la cheville pour que la mesure soit un peu plus précise. Grâce au support aimanté qui vient se coller au dos du capteur pour agir comme une pince, j’ai choisi de l’accrocher à ma chaussette.

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Shine est aussi capable de monitorer le sommeil et de détecter les phases de réveil, de sommeil et de sommeil profond. Point important, le capteur détecte seul une phase de sommeil. Pas besoin d’enclencher un mode nuit. C’est une fois de plus très pratique, car il n’y a pas de risque de ‘manquer’ une mesure.

Affichage sur le bracelet

Puisqu’il ne dispose pas d'écran, le Shine en soi ne peut donner que quelques informations. Néanmoins, grâce aux douze petites diodes, l’objet est quand même capable de communiquer en se passant de l’iPhone.

En appuyant à la surface du Shine à deux reprises, celui-ci s’allume et affiche, dans un premier temps, la progression vis-à-vis de l’accomplissement de l’objectif journalier. Un bon moyen de savoir où l’on en est. Quand l’objectif est atteint, toutes les diodes s’allument et tournoient comme pour fêter la réussite.

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Puisqu’il est équipé de 12 diodes, le Shine peut aussi donner l’heure. Certes, il faudra quelque temps pour s’habituer, mais voilà comment cela se passe. Après avoir affiché la progression comme nous l’avons vu ici, quatre diodes s’allument faiblement comme pour former une horloge virtuelle. Un première diode, fixe, s’allume plus fortement pour symboliser l’heure suivie juste après d’une autre qui clignote et symbolise les minutes. Évidemment, de cette manière impossible de savoir précisément s’il est 11h43 ou 11h47 mais cela suffit. Ceux qui le souhaitent pourront même afficher d’abord l’heure et ensuite la progression. C’est au choix.

Dernière fonction activée directement depuis le Shine : signaler le démarrage d’une activité sportive. Cette fois, trois ‘tap’ à la surface suffisent. Le bracelet répond ensuite avec un jeu de diodes bien particulier et il ne reste plus qu’à partir s’entraîner. Au retour, les infos pourront être lues dans l’application.

Plus d’infos dans l’appli

Pour obtenir d'avantages d’informations, c’est évidemment vers l’application qu’il faut se tourner. Grâce à elle, jour après jour, semaine après semaine, il est possible d’effectuer le suivi de son activité, de son nombre de points.

Misfit a voulu jouer la carte de la simplicité. L’application est épurée et donne finalement peu de détails. À chaque lancement, la connexion avec le bracelet se fait. Une fois encore, celui-ci s’illumine pour signaler que la communication est en cours. Pas besoin de retirer le bracelet pour synchroniser. Tout se fait sans fil.

Sous la forme de tuiles qu’il est possible d’agrandir, chaque activité détectée est présentée. En violet : le sommeil. En appuyant dessus, un petit graphique s’affiche et laisse entrevoir les périodes de sommeil, d’éveil et de sommeil profond. On aimerait pouvoir en savoir plus ou agrandir le graphique, mais c’est impossible, il faudra se contenter de cela.

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En orange, se trouve les activités physiques. L’activité par défaut est la marche. Pour elle, il n’y a rien besoin de faire de particulier. Pour signaler une autre activité, le vélo pour ma part, il faut en passer par les 3 taps vu plus haut. Cependant, il faut avoir pris soin d’aller un peu plus tôt dans l’appli pour indiquer que 3 ‘ ‘tap’ correspondent au vélo.

Heureusement, en cas d’oubli, il est possible de modifier une période d’activité détectée mais uniquement le jour même. Dans ce cas, l’appli se charge même de recalculer le nombre de points gagnés. Même si l’intensité peut varier, l’app reste en surface et n’est pas capable de faire la différence entre 30 kms de plat ou 30 kms de montée. Mais finalement, ce n’est pas ce qu’on lui demande.

Les succès sont eux affichés en vert. Record, atteinte de l’objectif, nombre jour d’affilé, tout est prétexte à s’afficher et cela fait du bien.

Évidemment, l’appli indique le nombre de points acquis et la progression par rapport à l’objectif fixé. À titre d’information, 600 points correspondent à 1 heure de marche, 20 minutes de course et 30 minutes de natation.

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En restant assez simple, l’appli remplit quand même son objectif : motiver l’utilisateur à se bouger. Les informations sont claires et ne donnent pas lieu à interprétation. Si, dans un premier temps, cela peut être décevant, c’est finalement pratique. Le capteur nous accompagne au quotidien et l’appli n’est qu’un indicateur à consulter de temps en temps.

Un autre facteur peut aussi contribuer à accroître la motivation : la dimension sociale qu’ont voulu donner les créateurs du Shine.

Une vocation sociale ?

Sans que cela soit obligatoire, Shine veut donner dans le social.

Bonne idée, puisque tout le monde ne connait pas forcément d’autres possesseurs, Misfit à créé Mr Shine qui n’est autre que la moyenne journalière de tous les utilisateurs. C’est un bon moyen de savoir où l’on se situe.

Pour le reste, un fil commun permet de voir les succès des autres utilisateurs. On peut choisir d’y apparaitre ou non. Évidemment, on peut aussi se faire des amis et c’est là que cela devient intéressant, motivant. L’appli se met alors à nous avertir lorsque nos amis ont dépassé notre nombre de points. Une petite compétition gentillette se met alors en place.

Conclusion

Selon moi, Shine ne s’adresse pas aux grands sportifs, mais plus simplement à ceux qui ont envie de bouger un peu plus, de prendre soin d’eux. En s’invitant discrètement à mon poignet depuis deux semaines, je dois bien avouer que c’est un succès. Pour gagner toujours un peu plus de points, j’ai aujourd’hui tendance à choisir l’escalier au lieu de l’ascenseur, le vélo au lieu de la voiture…

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Certes, les informations pourraient être plus détaillées, c’est vrai. J’aimerais par exemple pouvoir zoomer sur les graphes, en savoir un peu plus sur mes sorties à vélo ou même encore pouvoir utiliser des appli tierces comme Runtastic ou Runkeeper… mais je ne perds pas espoir. En effet, depuis sa sortie, le Shine s’est beaucoup amélioré. Chaque mise à jour de l’appli apporte de nouvelles fonctionnalités. L’objet se bonifie au fil du temps.

S’il faut lui trouver des défauts alors, oui, le système de ‘tap’ est parfois capricieux et il faut de temps en temps s’y reprendre à plusieurs fois, mais globalement, ce n’est pas très grave.

Si vous souhaitez trouver une motivation pour bouger alors, foncez, c’est un bon accessoire à la fois ludique et pratique au quotidien. Si au contraire, vous recherchez un outil précis pour mesurer vos performances, alors passez votre chemin, vous risqueriez d’être déçu.


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